Bruxelles prévoit de fusionner ses zones de police d’ici 2028


Principaux renseignements

  • Bruxelles regroupera ses six zones de police distinctes en une seule force centralisée d’ici le 1er janvier 2028.
  • Cette fusion vise à améliorer la sécurité à Bruxelles grâce à une force d’intervention plus importante et à une structure de commandement unifiée.
  • Malgré l’approbation du Parlement, l’opposition des maires bruxellois persiste, ouvrant la voie à une contestation judiciaire.

Bruxelles passera bientôt à une force de police unique et centralisée d’ici le 1er janvier 2028, marquant l’aboutissement d’un effort de plusieurs années visant à unifier les six zones de police distinctes de la capitale. Cette consolidation donnera naissance à la plus grande zone de police de Belgique, avec environ 6 500 agents opérant sous une structure de commandement unifiée.

Approbation parlementaire

La législation officialisant cette fusion a été approuvée mercredi par le Parlement belge. Elle a reçu le soutien de la majorité au pouvoir, d’Ecolo-Groen et d’Anders, tout en se heurtant à l’opposition du PS, de DéFI et Vooruit. Le Vlaams Belang s’est abstenu lors du vote.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR), qui a présenté la réforme, a souligné la nécessité urgente de disposer d’une force de police unifiée à Bruxelles pour relever efficacement les défis actuels en matière de sécurité. Il a mis l’accent sur les avantages d’une force d’intervention plus importante, d’un commandement unifié et d’une stratégie globale claire pour renforcer l’efficacité des forces de l’ordre et leur présence locale dans toute la capitale.

Financement

La législation impose également une norme minimale de dotation en effectifs d’un agent de police de quartier pour 2 000 habitants et alloue 65 millions d’euros sur cinq ans pour soutenir le processus de fusion. En outre, une procédure dite « d’alerte » sera mise en place à l’échelle nationale pour les zones fusionnées, permettant aux communes de demander la suspension des décisions relatives à la répartition des commissariats, aux plans de sécurité ou aux budgets si celles-ci sont jugées préjudiciables aux intérêts locaux.

Opposition des maires

Malgré l’approbation législative, une forte opposition persiste de la part des 19 maires bruxellois, qui restent fermement opposés au projet. Brulocalis a déjà annoncé son intention de contester la loi devant la Cour constitutionnelle.

Le débat autour de la réforme a été marqué par des échanges houleux et des tensions politiques entre Bruxelles et Anvers concernant le trafic de drogue et les questions de sécurité. De plus, il a ravivé des divisions linguistiques et communautaires de longue date au sein de la Belgique, les partis flamands plaidant depuis longtemps en faveur d’une zone de police bruxelloise unifiée.

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