Les négociations entre les États-Unis et le Groenland concernant de nouvelles bases militaires progressent


Principaux renseignements

  • Les négociations entre les États-Unis et le Groenland concernant trois nouvelles bases militaires américaines progressent de manière positive.
  • Les bases proposées visent à renforcer les capacités des États-Unis à détecter les menaces potentielles provenant de la Chine et de la Russie.
  • Malgré des désaccords sur la propriété foncière, les deux parties prévoient de parvenir à un accord définitif d’ici la fin de l’année.

Après une longue période de silence, les discussions concernant un renforcement de la présence militaire américaine au Groenland montrent des signes prometteurs de progrès.

Première reconnaissance publique

Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a déclaré lors du Sommet de la démocratie de Copenhague que « des mesures ont été prises dans la bonne direction », sans toutefois donner de détails. Il s’agit d’une avancée significative, car c’est la première reconnaissance publique de ces négociations, qui visent à accorder aux États-Unis trois nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland.

Après des mois de tensions et les propos incendiaires tenus en janvier par le président Trump, qui avait même évoqué le recours à la force militaire pour acquérir le Groenland, un tournant vers la diplomatie s’est opéré.

Emplacement stratégique

Les États-Unis disposent déjà d’une base au Groenland, Pituffik, située dans le nord. Les nouvelles bases proposées s’inscriraient dans une stratégie visant à détecter d’éventuelles attaques par des armes nucléaires ou des sous-marins exploités par la Chine et la Russie. Un traité de défense de 1951 accorde aux États-Unis le droit d’établir des installations sur le sol groenlandais moyennant notification préalable aux autorités.

Le principal point d’achoppement semble être la question de la propriété foncière. Le Danemark insiste pour que le Groenland dispose d’une autonomie totale sur son territoire, tandis que les États-Unis souhaitent devenir propriétaires des terrains sur lesquels les nouvelles bases seront construites. Cependant, M. Visser suggère qu’il existe des moyens pour les États-Unis d’atteindre leurs objectifs sans nécessairement devenir propriétaires des terrains.

Les négociations touchent à leur fin

Les deux parties visent à finaliser les négociations d’ici la fin de l’année. Le traité existant accordant déjà aux États-Unis une marge de manœuvre considérable pour établir des bases militaires et aucun obstacle majeur ne subsistant hormis la question de la propriété foncière, il semble qu’un accord pourrait être conclu cette année. (fc)

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