Le Kazakhstan vise l’indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie d’ici 2027


Principaux renseignements

  • Le Kazakhstan prévoit d’atteindre une indépendance énergétique totale vis-à-vis de la Russie d’ici 2027.
  • Le pays entend combler son déficit actuel en électricité par des importations tout en investissant massivement dans des projets énergétiques nationaux.
  • Le Kazakhstan noue activement des partenariats avec des pays comme Singapour et la Chine, et se tourne vers l’énergie nucléaire pour un avenir sans dépendance vis-à-vis de la Russie.

Le Kazakhstan vise à devenir indépendant de la Russie sur le plan énergétique d’ici 2027. Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large du Kazakhstan à diversifier ses sources d’énergie et à réduire sa dépendance vis-à-vis des infrastructures russes. Le vice-ministre de l’Énergie, Sungat Yessimkhanov, a déclaré que la mise en service de nouvelles installations de production d’électricité nationales d’ici début 2027 devrait éliminer le besoin d’importer de l’électricité de Russie.

Recul de l’influence russe

Malgré cet objectif, le Kazakhstan prévoit de faire face à un déficit énergétique cette année, qu’il compte combler par des importations en provenance de Russie. Ce déficit est en baisse, alors qu’il était nettement plus important en 2024, s’élevant à 2,1 milliards de kilowattheures. Le pays investit activement dans des projets énergétiques, avec plus de 81 initiatives prévues et un investissement total dépassant les 25 milliards de dollars (21 milliards d’euros).

La décision du Kazakhstan de réduire sa dépendance à l’égard de l’électricité russe intervient dans un contexte de baisse des exportations russes vers d’autres marchés clés. La Russie a notamment perdu son principal marché d’exportation en Chine en raison de pénuries d’électricité en Extrême-Orient et d’une concurrence accrue des entreprises énergétiques chinoises en Asie centrale.

Ambitions nucléaires

Auparavant, le Kazakhstan était l’un des plus gros acheteurs d’électricité de la Russie, représentant environ 60 pour cent des exportations totales de la Russie en 2025. Cependant, le Kazakhstan s’est activement tourné vers des partenariats alternatifs pour le développement de ses infrastructures énergétiques. Cela inclut le remplacement de la participation russe dans des projets de construction de centrales thermiques par un consortium kazakh-singapourien et le choix d’équipements chinois plutôt que de turbines et de générateurs russes pour un projet de modernisation de centrale électrique.

De plus, le Kazakhstan a attribué l’année dernière des contrats à la Chine pour la construction de deux centrales nucléaires, ce qui marque un nouveau tournant dans l’abandon de la collaboration avec la Russie dans le secteur énergétique. Les études de faisabilité et la documentation du projet sont actuellement en cours. (fc)

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