Principaux renseignements
- Le président Vladimir Poutine a considérablement renforcé les mesures de sécurité en raison des craintes d’un coup d’État et d’éventuelles tentatives d’assassinat.
- Les tensions croissantes au sein de l’appareil sécuritaire russe, notamment les accusations de protection insuffisante des chefs militaires, renforcent encore les inquiétudes quant à la stabilité du pays.
- Une récente attaque de drone sur Moscou souligne la vulnérabilité croissante des dirigeants russes face aux menaces aériennes.
Les inquiétudes concernant une instabilité potentielle en Russie ont conduit à un renforcement des mesures de sécurité pour le président Vladimir Poutine. Depuis mars, les évaluations des services de renseignement et des sources au sein des services de sécurité russes suggèrent que Poutine opère depuis des bunkers fortifiés situés dans la région de Krasnodar, en raison de craintes d’une tentative de coup d’État et de menaces d’assassinat par drone. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Vazhnye Istorii.
Le Service fédéral de protection (FSO) a élargi sa liste de protection pour y inclure des hauts responsables militaires tels qu’Igor Kostyukov et Nikolai Bogdanovsky. Cette mesure fait suite à l’assassinat du lieutenant-général Fanil Sarvarov à Moscou, qui a mis en évidence des défaillances perçues dans la protection des dirigeants militaires.
Inquiétudes croissantes concernant Sergueï Choïgou
Au sein du Kremlin, Sergueï Choïgou, ancien ministre de la Défense et actuel secrétaire du Conseil de sécurité, est de plus en plus considéré comme une source potentielle d’instabilité. L’arrestation de son adjoint, Ruslan Tsalikov, a alimenté les spéculations sur la sécurité future de Choïgou.
D’autres sources remettent toutefois ces spéculations en question. Choïgou n’a aucun lien avec les services secrets russes (FSB), et ce soutien serait nécessaire pour un éventuel coup d’État. De plus, il ne serait pas non plus en très bons termes avec les généraux de l’armée. Enfin, Sergueï Choïgou est originaire de Touva, une république autonome au sein de la Fédération de Russie où vit une minorité ethnique dont il fait partie. Ce dernier point ne fait pas de lui un candidat tout à fait approprié en Russie.

Drones
Les protocoles de sécurité autour du Kremlin ont été considérablement renforcés. Les visiteurs sont désormais soumis à un contrôle en deux étapes, la présence physique de Poutine dans divers lieux a été réduite, et les médias d’État russes s’appuient davantage sur des images préenregistrées pour donner une image de normalité.
Parmi les contre-mesures supplémentaires, on note des coupures périodiques des réseaux de communication à Moscou afin d’atténuer les menaces liées aux drones. Le FSO effectue une surveillance aérienne de routine le long de la Moskova à l’aide d’équipes cynophiles et de postes de surveillance.
Le personnel ayant un accès direct au président est soumis à des contrôles rigoureux. Les appareils mobiles connectés à Internet sont interdits, et le personnel doit utiliser exclusivement les moyens de transport du FSO. Des systèmes de surveillance ont également été installés dans leurs résidences.
Les tensions entre les structures de sécurité russes se sont intensifiées. Lors d’une réunion en décembre 2025, le chef d’état-major Valery Gerasimov a critiqué les agences de renseignement pour ne pas avoir détecté des complots d’assassinat, tandis qu’Alexander Bortnikov a fait valoir qu’il était impossible de prévenir toutes les attaques et a accusé le ministère de la Défense de ne pas disposer de mesures de protection adéquates. Viktor Zolotov a refusé d’allouer des ressources de la Garde nationale au ministère de la Défense, suggérant que celui-ci mette en place sa propre sécurité.
Attaque de drones sur Moscou
https://fr.businessam.be/un-drone-ukrainien-frappe-un-immeuble-residentiel-de-luxe-situe-a-quelques-kilometres-seulement-de-moscou/Ces événements coïncident avec des frappes de drones à longue portée visant Moscou le 4 mai. Des débris ont été signalés près de la rue Mosfilmovskaya, à environ six kilomètres du Kremlin. Des preuves vidéo suggèrent que le drone n’a probablement pas atteint sa cible en raison de la défense aérienne ou de contre-mesures de guerre électronique, mais les images confirment que des véhicules aériens sans pilote ont pénétré dans l’espace aérien de Moscou.
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