Secrétaire général de l’ONU : « Les obligations financières des États-Unis ne sont pas remises en cause »


Principaux renseignements

  • Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, insiste sur le fait que les États-Unis doivent s’acquitter de leurs contributions financières obligatoires.
  • Guterres fait la distinction entre les réformes nécessaires et les obligations financières contraignantes des États membres.
  • Les réformes proposées par les États-Unis visent à réduire les coûts et à limiter l’influence de la Chine au sein de l’ONU.

Guterres a déclaré que les contributions financières impayées par les États-Unis constituent une obligation non négociable. Cette déclaration fait suite à des informations selon lesquelles Washington aurait l’intention de lier le déblocage de ces fonds à des réformes spécifiques au sein de l’ONU.

Réformes proposées pour le déblocage des fonds

Ces informations, publiées par l’agence de presse spécialisée dans le développement Devex, indiquaient que les États-Unis avaient diffusé des notes diplomatiques présentant neuf réformes proposées comme conditions préalables au déblocage d’une aide financière supplémentaire. Ces réformes comprenaient des mesures visant à réduire les coûts et à atténuer l’influence de la Chine au sein de l’ONU.

Guterres a souligné que les contributions obligatoires constituent une obligation contraignante pour les États membres. Il a reconnu les efforts de réforme en cours, initiés sous la pression des États membres, en particulier des États-Unis, et a déclaré que l’ONU s’efforcerait de maximiser son efficacité et sa rentabilité tout en fournissant des services essentiels.

Distinguer les besoins de réforme des obligations financières

Cependant, Guterres a établi une distinction entre la nécessité de réformer et l’obligation de respecter les engagements financiers. Devex a détaillé les mesures de réduction des coûts proposées par les États-Unis, qui comprenaient des modifications du système de retraite de l’ONU, des restrictions sur les voyages en classe affaires pour certains membres du personnel, une réduction des effectifs de haut niveau et une diminution de 10 pour cent des missions de maintien de la paix de longue date jugées inefficaces.

En outre, les rapports ont révélé une demande visant à empêcher la Chine de verser des fonds annuels substantiels à un fonds discrétionnaire géré par le bureau du Secrétaire général de l’ONU. Cette initiative a été perçue comme une tentative de contrer l’influence croissante de la Chine au sein de l’organisation. La mission américaine auprès de l’ONU n’a pas encore commenté ces rapports.

Historique du plaidoyer américain en faveur des réformes de l’ONU

Les États-Unis ont toujours maintenu leur position en faveur des réformes de l’ONU, comme en témoignent leur retrait de nombreux organes de l’ONU cette année et la réduction de leur financement l’année dernière.

Guterres avait déjà averti en janvier que l’ONU était confrontée à une situation financière désastreuse en raison de cotisations impayées, principalement imputables aux États-Unis. En février, l’ONU a indiqué que les États-Unis avaient remboursé environ 160 millions de dollars sur leur dette en souffrance, qui s’élevait à plus de 4 milliards de dollars. (fc)

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