La Royal Navy britannique reçoit sa première flotte de navires sans équipage


Principaux renseignements

  • La Royal Navy a acquis avec succès sa première flotte de navires sans équipage, marquant ainsi une étape majeure vers son concept de marine hybride.
  • Des exercices de guerre démontrent que l’intégration de navires sans équipage augmente considérablement les chances de réussite des missions et les capacités de combat.
  • Le général Sir Gwyn Jenkins souligne que la marine hybride vise à renforcer les capacités navales existantes plutôt qu’à les remplacer entièrement.

La Royal Navy a récemment acquis sa première flotte de navires sans équipage dans le cadre du projet Beehive. Cela marque une étape importante vers le développement du concept de « Hybrid Navy ». Les 20 navires ont été livrés par Kraken, une entreprise britannique, et seront utilisés pour l’entraînement et les opérations par le 47 Commando Royal Marines.

Marine hybride

Le général Sir Gwyn Jenkins a souligné que la rapidité de livraison témoignait de l’efficacité du système d’approvisionnement et de la solidité des partenariats avec l’industrie britannique. Il a mis l’accent sur le potentiel de la marine hybride à renforcer les capacités de combat.

Un récent exercice de simulation à l’échelle de la marine a démontré une augmentation notable de la probabilité de réussite des missions, grâce à une hausse substantielle de la masse de combat, notamment en termes d’armes et de capteurs. Il convient de noter que la capacité en missiles a triplé pour atteindre les niveaux jugés nécessaires à la réussite dans l’Atlantique Nord, tandis que la capacité de réaction pour les missions clés s’est considérablement améliorée.

Coûts réduits

Pour l’avenir, Jenkins a présenté plusieurs étapes clés. Cette année, des planeurs sans équipage seront déployés dans l’Atlantique Nord dans le cadre de l’opération Atlantic Bastion afin de détecter et de surveiller les activités hostiles. D’ici deux ans, il prévoit de faire naviguer des navires d’escorte sans équipage aux côtés des navires de guerre de la Royal Navy. Le lancement du premier drone à réaction depuis un porte-avions est prévu pour l’année prochaine.

La conversion du RFA Lyme Bay en navire-mère capable de mener des opérations autonomes et sans équipage de chasse aux mines illustre la marine hybride déjà en action. Jenkins considère cela comme la phase initiale d’un processus en plusieurs étapes visant à fournir des solutions rapidement déployables et évolutives, particulièrement pertinentes au regard de la situation actuelle au Moyen-Orient. Cette approche promet une rentabilité supérieure à celle des navires traditionnels tout en minimisant les risques pour le personnel et en améliorant l’efficacité globale.

Renforcement, et non remplacement

Jenkins a souligné que la marine hybride n’a pas pour but de remplacer les capacités existantes, mais plutôt de les renforcer, en augmentant la masse, la capacité de survie et la puissance de feu. Il estime que la combinaison des technologies conventionnelles et des nouvelles technologies est cruciale pour atteindre cet objectif, tout en reconnaissant que des ressources illimitées ne sont pas réalistes.

Il a imaginé une frégate de type 26 opérant aux côtés de deux escorteurs sans équipage équipés d’IA, tandis qu’un drone sous-marin traque les menaces sous-marines en tandem avec des plateformes avec équipage – un exemple concret de ce qu’implique la marine hybride.

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