Le ministre Prévot cherche à nouer des partenariats stratégiques pour réduire le déséquilibre commercial entre l’UE et la Chine


Principaux renseignements

  • Lors d’une mission en Chine, la ministre Maxime Prévot a lancé un appel aux entreprises européennes pour qu’elles nouent des partenariats dans ce pays.
  • Pour contrer l’influence économique croissante de la Chine, la Belgique et l’UE doivent privilégier les partenariats stratégiques plutôt que la simple concurrence.
  • L’UE doit établir un cadre commercial plus équitable avec la Chine afin de réduire son important déficit commercial.

Pour faire face efficacement à la concurrence croissante de la Chine, la Belgique et l’Union européenne doivent forger des partenariats stratégiques avec ce pays. C’est le point de vue exprimé par le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot à l’issue d’une visite chez Syensqo, une entreprise chimique belge basée à Shanghai. C’est ce qu’indique Belga.

Focus sur le déséquilibre commercial

Prévot effectue actuellement une mission économique et politique à Hong Kong et en Chine, axée sur la réduction du déséquilibre commercial croissant entre l’UE et la Chine. Le déficit commercial de l’UE avec la Chine a atteint 360 milliards d’euros en 2025, soulignant l’impact de la surcapacité industrielle chinoise et des distorsions du marché sur les entreprises européennes.

Au cours de ses rencontres avec les autorités chinoises, Prévot plaidera en faveur d’un environnement concurrentiel plus équitable et soulignera la nécessité de la réciprocité. Il estime que l’UE devrait mettre en place un cadre solide pour préserver son expertise et promouvoir ses intérêts. Selon M. Prévot, la Belgique et l’UE doivent redéfinir leurs relations commerciales avec la Chine en privilégiant les partenariats collaboratifs.

Syensqo

Syensqo, forte de quatre décennies d’expérience sur le marché chinois, est un excellent exemple d’engagement réussi. L’entreprise tire parti de son expertise dans des secteurs tels que l’aviation, la construction automobile et l’électronique dans le contexte chinois. Les usines en Asie, en particulier en Chine, contribuent à un tiers du chiffre d’affaires mondial de Syensqo.

La croissance rapide du marché chinois s’explique en partie par la réduction des barrières bureaucratiques, qui facilite le bon déroulement des opérations commerciales. Plus de 150 scientifiques travaillent sur le site de R&D de Syensqo à Shanghai, ce qui marque un passage d’investissements axés sur les coûts à un développement guidé par l’innovation. Comme l’a si bien dit Yang Liu, directeur de Syensqo en Chine : « Sans innovation, on ne peut pas survivre en Chine. »

Production locale et innovation

Les solutions développées sur le site de Shanghai sont déployées tant au niveau local qu’international. Les pièces d’avion et les semi-conducteurs revêtent une importance particulière pour la région, les entreprises locales important moins de micropuces en raison des tensions commerciales actuelles. M. Liu a en outre révélé des projets visant à fabriquer davantage de produits localement en Europe, conformément à la récente loi sur l’accélérateur industriel de l’UE proposée en mars.

Cette loi vise à encourager la production locale et à inverser le déclin industriel en Europe.

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