Principaux renseignements
- L’Ukraine exige qu’Israël refuse l’accostage à Haïfa d’un navire transportant du blé ukrainien qui aurait été volé, menaçant de représailles diplomatiques si la cargaison venait à être déchargée.
- sraël affirme agir dans le respect de l’État de droit et exige des preuves formelles avant de prendre des mesures concernant la cargaison du navire.
- Cet incident tend les relations déjà délicates entre l’Ukraine et Israël, mettant en évidence les tensions liées au commerce illégal de céréales par la Russie et les préoccupations mondiales en matière de sécurité alimentaire.
L’Ukraine a convoqué l’ambassadeur d’Israël pour lui faire part de sa vive désapprobation concernant l’accostage à Haïfa d’un navire transportant prétendument du blé ukrainien volé. La situation menace de dégénérer en crise diplomatique si Israël autorise le déchargement de la cargaison.
Préoccupations diplomatiques
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a averti que le commerce illégal de céréales ukrainiennes volées par la Russie ne devait pas compromettre cet effort. Il a critiqué l’inaction d’Israël concernant un précédent navire qui avait livré des marchandises volées et a insisté pour que ce pays refuse cette dernière cargaison. Zelensky a condamné l’action israélienne via X. Il y écrit que le vol de céréales entraîne des conséquences juridiques.
Придбання вкраденого в усіх нормальних країнах є діянням, яке тягне за собою юридичну відповідальність. Це стосується, зокрема, і вкраденого Росією зерна. Ще одне судно з таким зерном прибуло в порт Ізраїлю та готується до розвантаження. Це не є і не може бути чистим бізнесом.…
— Volodymyr Zelenskyy / Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) April 28, 2026
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a réagi sous un post de Sybiha en appelant l’Ukraine à traiter les questions diplomatiques par les voies appropriées plutôt que de recourir à des déclarations publiques. Il a déclaré qu’aucune preuve n’avait encore été fournie pour étayer ces accusations et que l’Ukraine n’avait pas officiellement demandé d’assistance juridique avant de rendre ces déclarations publiques. Il a souligné qu’Israël respectait l’État de droit et que les autorités agiraient en conséquence.
Dear Minister,
— Gideon Sa'ar | גדעון סער (@gidonsaar) April 27, 2026
Diplomatic relations, especially between friendly nations, are not conducted on Twitter or in the media.
Allegations are not evidence.
Evidence substantiating the allegations have yet to be provided.
You did not even submit a request for legal assistance before… https://t.co/3pWztyRMyk
Conséquences possibles
Selon certaines informations, des responsables ukrainiens auraient indiqué que le fait de ne pas refuser la cargaison pourrait entraîner de graves conséquences diplomatiques pour Israël. Le navire en question, le Panormitis, transporterait plus de 25 000 tonnes de blé et d’orge qui auraient été volées dans des territoires ukrainiens occupés par la Russie. Un journaliste d’investigation, qui a été le premier à révéler l’affaire, a détaillé comment les céréales avaient été transférées depuis la ville occupée de Berdyansk avant d’être chargées à bord du Panormitis.
Cet incident fait suite à un cas similaire survenu en avril, lorsqu’un autre navire russe avait livré du blé ukrainien volé à Israël, suscitant une vive réaction diplomatique de la part de Kiev. L’Ukraine a accusé Israël d’avoir ignoré les avertissements concernant l’origine de la cargaison et d’avoir facilité le commerce illégal de céréales par la Russie, qui se poursuit depuis un certain temps déjà.
Relations tendues
Les relations entre l’Ukraine et Israël sont délicates depuis le début de l’invasion russe. Alors qu’Israël s’est abstenu de fournir une aide militaire directe à l’Ukraine, dans le but de maintenir un équilibre dans ses relations avec la Russie, les développements récents suggèrent un changement potentiel.
L’Ukraine, grand exportateur de céréales, dépend fortement de l’agriculture pour ses revenus. Le conflit en cours a considérablement perturbé cette industrie vitale, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité alimentaire mondiale. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

