La Russie est confrontée à des difficultés économiques : des licenciements massifs se profilent


Principaux renseignements

  • L’économie russe est en difficulté en raison de facteurs tels que la hausse des impôts, les taux d’intérêt élevés et la faiblesse des dépenses de consommation.
  • Les entreprises mettent en place des mesures temporaires telles que la réduction du temps de travail, mais pourraient recourir à des licenciements si la situation économique ne s’améliore pas.
  • Le Kremlin envisage d’imposer une « taxe sur les bénéfices exceptionnels » aux grandes entreprises afin de compenser les coûts de la guerre, ce qui pourrait avoir un impact sur les entreprises de divers secteurs.

L’économie russe est confrontée à des défis majeurs, ce qui suscite des inquiétudes quant à des licenciements à grande échelle cet été. Les services de renseignement extérieurs ukrainiens indiquent que les entreprises publiques comme privées sont en difficulté en raison d’une combinaison de facteurs. Parmi ceux-ci figurent l’alourdissement de la charge fiscale, la difficulté d’accès au crédit due aux taux d’intérêt élevés, ainsi que la baisse des revenus des entreprises causée par l’affaiblissement des dépenses de consommation et un ralentissement économique général.

Au départ, certains employeurs ont tenté d’éviter les licenciements massifs en réduisant la durée hebdomadaire du travail. Cependant, ces mesures sont considérées comme des solutions temporaires incapables de résoudre les problèmes structurels sous-jacents. Les analystes prévoient que, sans signe de reprise économique, les entreprises auront probablement recours à des mesures plus drastiques, telles que des réductions d’effectifs. Le ralentissement estival habituel de l’activité économique devrait aggraver la situation, ce qui pourrait entraîner une hausse du chômage en Russie.

Nouvelles mesures fiscales

Pour ajouter à la pression, le Kremlin envisage de nouvelles mesures fiscales visant les grandes entreprises. Les services de renseignement extérieurs ukrainiens suggèrent que la Russie prévoit de mettre en place une « taxe sur les bénéfices exceptionnels » afin de compenser la pression financière causée par la guerre en Ukraine. Cette initiative fait suite à des propositions antérieures de certains oligarques visant à instaurer des contributions volontaires pour soutenir le budget de l’État. La taxe obligatoire proposée pour les grandes entreprises serait calculée sur la base de leurs résultats financiers de 2025, avec des taux pouvant atteindre jusqu’à 20 pour cent.

L’impact de cette mesure serait considérable pour les entreprises de divers secteurs. Les précédents impôts sur les bénéfices exceptionnels, qui ciblaient les bénéfices dépassant les niveaux moyens entre 2018 et 2019, ont généré des recettes substantielles pour le budget russe. Cependant, les entreprises pétrolières, gazières et charbonnières étaient exemptées de ces prélèvements.

Politiques du travail plus strictes

Les tensions économiques se reflètent également dans les propositions de personnalités du monde des affaires de premier plan qui plaident en faveur de politiques du travail plus strictes. Le milliardaire Oleg Deripaska a suggéré de mettre en place une semaine de travail de 12 heures par jour et de six jours par semaine afin d’accélérer la restructuration économique de la Russie. Il fait valoir que les ressources limitées nécessitent une augmentation substantielle de l’intensité du travail pour la survie économique du pays.

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