Principaux renseignements
- Boris Dilliès entend transformer Bruxelles en une ville plus propre, plus sûre et plus solidaire grâce à la transparence et à la collaboration.
- Pour faire face à la crise financière de Bruxelles, le gouvernement prévoit des réformes budgétaires et donne la priorité au traitement des questions sociales avec empathie.
- Boris Dilliès envisage de revitaliser la gare de Bruxelles-Midi grâce à une approche multidimensionnelle combinant propreté, amélioration de la sécurité, urbanisme et soutien social.
Boris Dilliès, le nouveau ministre-président de Bruxelles, a exposé sa vision d’une ville plus propre, plus sûre et plus unie dans une interview accordée au The Brussels Times, deux mois après son accession inattendue à la tête de la région.
Gérer les nuances linguistiques
Dilliès a réaffirmé son engagement en faveur de la transparence et de la coopération. Malgré les inquiétudes initiales concernant son manque de maîtrise du néerlandais, il a rassuré en expliquant que ses compétences linguistiques en néerlandais étaient encore en cours de développement. Sa maîtrise de l’anglais découle de son expérience de jeune fille au pair à Londres durant sa jeunesse.
La nomination de Dilliès a été une surprise pour beaucoup, y compris pour lui-même. Les négociations en vue de la formation d’un gouvernement à Bruxelles n’ont pas été faciles, et Dilliès a d’ailleurs salué la ténacité dont ont fait preuve les précédents formateurs. Il prône une approche axée sur la coopération au sein de son cabinet, fondée sur une communication ouverte et le respect mutuel.
S’attaquer aux problèmes financiers
La résolution des problèmes financiers de Bruxelles figure en tête des priorités de Dilliès. Les réformes budgétaires sont impopulaires, mais indispensables à la mise en œuvre des politiques futures. Le nouveau gouvernement vise à réaliser des économies substantielles en rationalisant les services publics, en réduisant les subventions au logement social et en supprimant certaines allocations.
Dilliès reconnaît que ces mesures exigent une réflexion approfondie et de l’empathie, dans le but de s’attaquer aux causes profondes des problèmes sociaux, plutôt que d’appliquer des solutions purement superficielles. Il rejette toute approche punitive à l’égard des groupes de population vulnérables tels que les sans-abri, et plaide en faveur de mesures de soutien et de la résolution des problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie.
Redonner vie à la gare de Bruxelles-Midi
L’amélioration de l’image de la gare de Bruxelles-Midi est une priorité importante pour Dilliès. La gare souffre d’une réputation négative due à la pauvreté, au sans-abrisme et à la criminalité, et le ministre-président promet 28 millions d’euros pour un plan global de la gare comprenant la propreté, la sécurité, l’urbanisme et l’intervention sociale. Le nettoyage seul ne suffira pas. Une approche globale est nécessaire, comprenant un soutien social, la lutte contre la toxicomanie et la création d’opportunités pour les personnes vulnérables.
La qualité de vie pour tous
Fort de son expérience en tant que bourgmestre d’Uccle, Dilliès connaît l’importance de la qualité de vie pour les Bruxellois, quels que soient leur origine ou leur quartier. Il réfute le stéréotype selon lequel Uccle serait uniquement une commune aisée, et souligne la diversité de sa population ainsi que l’engagement en faveur des infrastructures sociales telles que les écoles et les espaces communautaires.
Il reconnaît également le fossé culturel entre les habitants de Bruxelles et la communauté internationale gravitant autour des institutions européennes. Dilliès aspire à une ville plus intégrée où ces deux groupes se sentent connectés et valorisés, et propose une collaboration plus étroite avec les dirigeants de l’UE pour combler ce fossé.
Investir dans les pôles d’attraction culturels
Dilliès se réjouit de l’ouverture du Kanal-Centre Pompidou, un musée d’art contemporain qui sera l’un des plus grands d’Europe, et voit en lui un atout culturel pour Bruxelles. Malgré les retards et les difficultés financières rencontrés, il continuera à s’engager pour que ce projet aboutisse. Une transformation en profondeur demande du temps et des efforts soutenus. (fc)
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