Principaux renseignements
- Les pays d’Asie centrale collaborent à un grand projet hydroélectrique visant à renforcer considérablement la capacité en énergies renouvelables de la région.
- Le Kazakhstan vise à accroître sa part d’énergie verte et à réduire ses émissions grâce à des projets éoliens et à la réintroduction de l’énergie nucléaire.
- L’Ouzbékistan explore diverses solutions en matière d’énergies renouvelables, notamment des initiatives solaires, éoliennes et de valorisation énergétique des déchets.
Trois pays d’Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan, collaborent à un important projet hydroélectrique. La centrale, qui sera construite sur la rivière Naryn au Kirghizistan, aura une capacité de près de 2 000 MW, soit suffisamment pour alimenter environ 1,5 million de foyers.
Collaboration régionale
Le président kirghize Sadyr Japarov a souligné l’importance des projets régionaux dans le domaine de l’eau et de l’énergie lors du Sommet écologique régional (RES) à Astana. Les négociations en vue d’un accord sur la centrale hydroélectrique de Kambarata-1 battent leur plein, avec le soutien de la Banque mondiale et d’autres institutions financières.
Le Kirghizistan mène également des initiatives à plus petite échelle dans le domaine des énergies renouvelables, avec pour objectif de mettre en service 13 petites centrales hydroélectriques d’ici 2026, pour une capacité totale supérieure à 81 MW. Parallèlement à l’hydroélectricité, le pays développe des projets d’énergie solaire et éolienne totalisant 6 050 MW.
La poussée du Kazakhstan vers les énergies vertes
Le Kazakhstan a fait des progrès considérables dans le domaine des énergies renouvelables, exploitant actuellement 162 installations, auxquelles 10 autres devraient s’ajouter cette année. Le pays vise à porter la part des énergies vertes à 15 pour cent d’ici 2030 et à réduire les émissions des principales installations énergétiques de près de 35 pour cent.
Lors du sommet RES, le Premier ministre du Kazakhstan, Olzhas Bektenov, a signé un accord avec une entreprise chinoise pour la construction d’une centrale éolienne de 500 MW dans la région de Karaganda. Ce projet représente un investissement de 645 millions de dollars (551 millions d’euros) et devrait permettre de réduire les émissions annuelles de dioxyde de carbone d’environ 1,3 million de tonnes.
Renouveau nucléaire
Le Tadjikistan est un pionnier de la transition vers les énergies vertes en Asie centrale. Ses abondantes ressources hydroélectriques contribuent à près de 98 pour cent de sa production d’électricité à partir de sources renouvelables. Grâce à son vaste réseau glaciaire qui fournit plus de 60 pour cent des ressources en eau de la région, le Tadjikistan vise à devenir entièrement « vert » d’ici 2037.
À l’instar du Kirghizistan, le Tadjikistan développe des projets hydroélectriques à petite échelle pour électrifier les communautés montagnardes isolées. L’Ouzbékistan, quant à lui, s’est concentré sur l’énergie solaire et éolienne, comptant environ 15 centrales solaires et 5 parcs éoliens. (jv)
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