Près d’un salarié sur dix bénéficie d’une compensation de la part de son employeur lorsqu’il se rend au travail en transports en commun, selon une étude menée par le prestataire de services RH SD Worx. Cela représente une augmentation d’environ 30 pour cent par rapport à 2020. Il apparaît toutefois que de nombreux salariés belges sont moins satisfaits de leurs possibilités de déplacement domicile-travail que leurs collègues d’autres pays européens.
Principaux renseignements
- 8,6 pour cent des salariés belges bénéficient d’une aide de leur employeur pour leurs trajets domicile-travail en transports en commun, avec des différences régionales marquées (le taux le plus élevé se situant à Bruxelles).
- Ce pourcentage a fortement augmenté depuis 2020 (+29 pour cent), mais la Belgique reste en deçà de la moyenne européenne en matière de satisfaction et d’options de mobilité.
- Un peu moins de la moitié des salariés belges estime disposer de suffisamment de moyens de transport pour se rendre au travail.
Dans l’actualité : en moyenne, 8,6 pour cent des salariés du secteur privé belge ont reçu l’année dernière une indemnité de leur entreprise s’ils se rendaient au travail en transports en commun.
- Il s’agit d’une augmentation de 29 pour cent par rapport à 2020. À l’époque, 6,6 pour cent des salariés avaient reçu une compensation pour les frais engagés.
- C’est surtout à Bruxelles (32,7 pour cent) que les salariés ont bénéficié en 2025 d’une compensation lorsqu’ils se rendaient au travail en bus, en train ou en tram. Ce pourcentage a donc légèrement augmenté par rapport à il y a cinq ans (28,9 pour cent).
- En Flandre, SD Worx a enregistré une augmentation de 4,1 pour cent à 5,5 pour cent en 2025, soit une hausse de 32 pour cent. En Wallonie, ce chiffre est passé de 4,5 pour cent à 5,1 pour cent, ce qui représente une augmentation relative de 13 pour cent.
- Si les salariés avaient le choix, 14 pour cent des Belges inscriraient une aide aux frais de transport domicile-travail en transports en commun sur leur liste de souhaits en 2026. Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne européenne de 16 pour cent.
- « En Belgique, toute personne se rendant au travail en transports en commun a en principe droit à une aide de la part de son employeur. En 2020, 14,1 pour cent des employeurs accordaient une intervention ; en 2025, ce chiffre s’élèvera à 20 pour cent, soit un sur cinq. Les employeurs belges contribuent financièrement aux choix de mobilité durable : sur une base annuelle, le salarié reçoit en moyenne 470 euros », ajoute Veerle Michiels, experte en mobilité chez SD Worx.
Les Belges insatisfaits des options de transport pour se rendre au travail
Autre constat : bien que davantage de Belges bénéficient d’une compensation lorsqu’ils se rendent au travail en train, en tram ou en bus, une part importante d’entre eux est insatisfaite des possibilités dont ils disposent pour leurs trajets domicile-travail.
- Alors qu’en Europe, 53 pour cent des travailleurs en moyenne estiment disposer de suffisamment d’options pour se rendre au travail, ce chiffre est plus bas en Belgique, à 46 pour cent.
- Notre pays est ainsi à la traîne par rapport à des pays comme les Pays-Bas (70 pour cent), le Royaume-Uni, la Roumanie (61 pour cent chacun) et la Pologne (60 pour cent). L’Italie affiche le score le plus bas : seul un salarié sur trois (33 pour cent) estime disposer de suffisamment d’options de transport pour se rendre au travail.
- Le principal obstacle semble être la confiance dans les transports publics. Seuls 27 pour cent des Belges considèrent les transports publics comme une alternative fiable pour leur trajet quotidien domicile-travail. La Belgique se retrouve ainsi tout en bas du classement européen.
- De plus, près de la moitié des travailleurs (49 pour cent) trouvent que les transports publics ne sont ni fiables ni conviviaux. Seuls les travailleurs slovènes (52 pour cent) et finlandais (51 pour cent) ressentent ce problème de manière encore plus aiguë.
Plus on vieillit, moins les transports en commun sont attractifs
Remarque : l’analyse de SD Worx montre également que plus on vieillit, moins les transports en commun sont attractifs.
- « De nombreux facteurs influencent l’accessibilité : la distance entre le domicile et le lieu de travail, le degré d’urbanisation, ainsi que la qualité et la densité du réseau de transports en commun. Mais l’âge s’avère également être un facteur important. Les travailleurs âgés de 55 ans et plus perçoivent clairement moins les transports en commun comme une alternative à part entière pour leurs trajets domicile-travail », explique Michiels.
- Six personnes sur dix âgées de plus de 55 ans (59 pour cent) ne trouvent pas que ce soit une option pratique, contre 44 pour cent des employés de moins de 35 ans. »
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