Principaux renseignements
- Plus de 1,2 million de bâtiments en Angleterre ne bénéficient d’aucune protection contre les inondations et sont exposés à un risque important.
- La majorité de ces structures à risque sont des habitations résidentielles confrontées à des menaces d’inondations de surface.
- Les nouvelles constructions continuent d’aggraver le problème en empiétant sur les zones à haut risque d’inondation, mettant ainsi davantage en danger les communautés.
Une nouvelle étude a révélé une tendance préoccupante en Angleterre : 1,2 million de bâtiments sont vulnérables aux inondations et ne bénéficient d’aucune mesure de protection. Cette étude, menée par Ordnance Survey, un service de cartographie, et Snowflake, une entreprise spécialisée dans le cloud de données et l’IA, met en évidence l’impact disproportionné sur les régions économiquement défavorisées d’Angleterre.
La majorité de ces structures à risque sont des habitations résidentielles confrontées à des menaces d’inondations de surface plutôt qu’à des sources traditionnelles telles que le débordement des rivières ou l’élévation du niveau de la mer.
Construire dans des zones à risque
Selon Tim Chilton, consultant géospatial en chef chez Ordnance Survey, les conclusions du modèle sont précieuses pour comprendre les niveaux de protection existants et hiérarchiser les investissements dans les défenses essentielles contre les inondations. L’urgence de s’attaquer au risque d’inondation est soulignée par les récents événements météorologiques extrêmes. Au début de l’année 2026, plusieurs régions du Royaume-Uni ont connu des niveaux de précipitations records.
Les estimations du gouvernement indiquent qu’environ 6,3 millions de propriétés anglaises sont situées dans des zones inondables. Il est alarmant de constater que de nouvelles constructions continuent d’empiéter sur ces zones à risque. Aviva, un assureur, rapporte qu’environ 11 pour cent des logements construits entre 2022 et 2024 sont situés dans des zones inondables à risque moyen à élevé, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 8 pour cent de la décennie précédente.
L’impact de l’urbanisation
Le modèle d’IA de l’étude, qui combine des données sur les bâtiments et les plans de gestion des risques d’inondation, suggère que l’intensification des précipitations, associée à l’expansion des zones urbaines pavées, contribue de manière significative à l’aggravation du risque. L’accès à l’assurance contre les inondations devient de plus en plus difficile, ce qui aggrave encore la situation. Des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que les ménages à faibles revenus sont souvent touchés de manière disproportionnée et se retrouvent sans protection adéquate.
En réponse, le ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales a déclaré qu’il investissait 10,5 milliards de livres sterling (12 milliards d’euros) dans des infrastructures de protection contre les inondations et des mesures de protection des habitations. Selon l’analyse, la côte est du Yorkshire est apparue comme une région présentant une forte concentration de biens immobiliers à risque. (fc)
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