Principaux renseignements
- Emmanuel Macron cherche à positionner l’Europe comme un partenaire fiable en Asie dans un contexte d’incertitude mondiale.
- La visite du président français contraste avec la nature imprévisible de la politique étrangère américaine sous Donald Trump.
- La Corée du Sud privilégie la coopération avec la France dans des domaines technologiques clés en raison de valeurs démocratiques communes et de préoccupations en matière de sécurité énergétique.
Le président français Emmanuel Macron a quitté le Japon jeudi pour poursuivre sa tournée asiatique en se rendant en Corée du Sud. Cette visite fait suite aux rencontres de Macron au Japon, où il a mis l’accent sur la fiabilité de l’Europe et signé des accords sur les minéraux critiques et la coopération en matière de défense.
Macron salue la fiabilité européenne
Lors de sa visite au Japon, Macron a salué la prévisibilité européenne face aux acteurs capables de nuire à leurs partenaires sans information préalable. Cette déclaration constituait une réponse indirecte à l’attitude des États-Unis sous le président Donald Trump. Le président américain avait précédemment qualifié la France de peu utile dans le conflit avec l’Iran.
En outre, Trump a tourné Macron en dérision en imitant son accent et en tenant des propos dénigrants à l’égard de Brigitte Macron. Trump a formulé des reproches similaires à l’adresse de la Corée du Sud, la prochaine destination de Macron. Il a affirmé que le pays ne contribuait pas suffisamment à la sécurité du détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis y ont stationné 28 500 soldats.
Le président Lee plaide pour la coopération
Malgré l’appel de Trump invitant les autres pays à jouer un rôle plus important dans la résolution de la situation dans le détroit d’Ormuz, le président sud-coréen Lee Jae-myung a plaidé en faveur d’une coopération renforcée avec la France dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’énergie nucléaire, les technologies de l’hydrogène et l’exploration spatiale.
Lee a souligné l’importance stratégique des partenariats entre nations démocratiques partageant des valeurs communes dans un environnement mondial de plus en plus complexe et incertain. La Corée du Sud, comme de nombreuses économies asiatiques, dépend fortement des importations d’énergie transitant par le détroit d’Ormuz, ce qui la rend vulnérable aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement en pétrole. Le conflit en cours a conduit la Corée du Sud à mettre en place un plafonnement des prix des carburants pour la première fois depuis 1997.
Le programme de Macron en Corée du Sud
Le programme de deux jours de Macron débute par un sommet avec le président Lee Jae-myung. L’accent est mis sur la coopération technologique dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle, l’énergie nucléaire, l’hydrogène et l’espace. Dans une tribune publiée dans Le Figaro, le président Lee a écrit que de tels partenariats entre nations démocratiques sont stratégiquement nécessaires en raison de l’instabilité de la situation internationale.
Par ailleurs, le président rend hommage aux soldats français ayant combattu pendant la guerre de Corée lors d’une cérémonie à un monument aux morts. Macron clôture son voyage par un forum économique et un dîner culturel avec des stars de la K-pop et des cinéastes sud-coréens. (fc)
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