La moitié des entreprises communiquent déjà ouvertement sur les salaires de leurs employés

La Belgique doit transposer la directive européenne sur la transparence salariale dans sa législation au plus tard le 7 juin. Une étude menée par le cabinet de ressources humaines Acerta révèle toutefois qu’aujourd’hui déjà, la moitié des entreprises (comptant au moins dix salariés) communiquent ouvertement sur les salaires. « L’autre moitié ne le fait pas encore, il reste donc du travail à accomplir », peut-on lire.


Principaux renseignements

  • La Belgique doit transposer la directive européenne sur la transparence salariale d’ici le 7 juin. Cette réglementation vise à lutter contre la discrimination salariale et à réduire l’écart salarial.
  • Environ la moitié des entreprises belges communiquent déjà ouvertement sur les salaires, mais il existe des différences régionales marquées et une marge d’amélioration importante.
  • Ce sont surtout les grandes entreprises qui ont le plus progressé en matière de communication ouverte sur les salaires, tandis que les petites entreprises manquent encore souvent d’informations claires sur les salaires.

Explication : La directive européenne sur la transparence salariale vise à lutter contre la discrimination salariale et, entre autres, à éliminer l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

  • L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes a indiqué à l’automne 2025 que l’écart salarial en Belgique ne continuait pas à se réduire. Il s’est stabilisé à 7 pour cent en 2023. Sans correction liée à la durée du travail, les femmes gagnaient même 19,5 pour cent de moins que les hommes.
  • Selon la directive, les organisations comptant 250 salariés ou plus doivent rendre compte chaque année de l’écart salarial. Les organisations plus petites (à partir de 100 salariés) doivent le faire tous les trois ans. Les entreprises de moins de 100 salariés sont exemptées de cette obligation.
  • En outre, les candidats doivent recevoir des informations sur le salaire de départ ou l’échelle salariale, ainsi que sur les critères qui déterminent et font évoluer leur salaire.

La Flandre, la moins performante de la classe

Dans l’actualité : une étude menée par l’expert en RH Acerta sur la transparence salariale dans plus de 600 entreprises belges révèle qu’aujourd’hui, 49,6 pour cent des entreprises belges communiquent déjà ouvertement sur les salaires de leurs employés.

  • Il s’agit d’une nette augmentation par rapport à l’année dernière. En 2025, ce pourcentage était encore inférieur de 7,8 points.
  • Acerta ajoute toutefois qu’il existe des différences régionales. Ainsi, en Flandre, la réticence à partager des informations sur les salaires est plus grande que dans les autres régions. Seules 41,7 pour cent des entreprises en Flandre communiquent de manière transparente sur les salaires, contre 53,1 pour cent en Wallonie et 58,5 pour cent à Bruxelles.
  • Selon le prestataire de services RH, il reste en tout cas du chemin à parcourir, car environ 50 pour cent des entreprises ne communiquent pas encore ouvertement sur les salaires.
    • « Nous ne savons pas encore à quoi ressemblera exactement la nouvelle réglementation dans notre pays, mais les employeurs ont tout intérêt à s’y préparer dès maintenant en mettant dès à présent en pratique ses obligations générales », explique Ellen Roelants, experte juridique chez Acerta. « Les directives européennes générales seront probablement reprises telles quelles dans la législation belge. Les employeurs prennent déjà des mesures prudentes, mais ils doivent désormais évoluer vers une transparence structurelle au cours des prochains mois s’ils veulent se conformer à la loi à venir. »

Transparence salariale lors des entretiens d’embauche

Autre point : en matière de communication transparente lors des entretiens d’embauche, il reste encore du chemin à parcourir dans de nombreuses entreprises, comme le montre l’étude.

  • 44,3 pour cent des entreprises communiquent aux candidats le salaire moyen de leurs collègues occupant un poste identique ou similaire. Ce chiffre n’a pas augmenté de manière significative par rapport à 2025.
  • 66,3 pour cent des employeurs comptant plus de 10 salariés fournissent toutefois, dès le processus de recrutement, des informations claires sur les règles et les critères applicables aux augmentations et aux promotions.

Les grandes entreprises montrent la voi

Autre point (2) : le rapport d’Acerta met également en évidence des différences entre les grandes entreprises et les petites PME.

  • Les grands employeurs (comptant plus de 50 salariés) disposent plus souvent de structures salariales détaillées et communiquées. Ils communiquent également plus clairement sur les règles relatives aux augmentations de salaire.
  • Les petites entreprises (1 à 9 salariés), en revanche, ont plus souvent recours à des augmentations de salaire spontanées.

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