Principaux renseignements
- Les États-Unis ont temporairement levé les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé dans des pétroliers afin d’accroître l’offre énergétique mondiale.
- Cette dérogation limitée, valable jusqu’au 19 avril, vise à stabiliser les marchés et à empêcher le blocage d’une importante voie maritime par l’Iran.
- Bien que les États-Unis estiment que 140 millions de barils sont disponibles, l’Iran nie disposer d’un excédent de pétrole brut destiné au commerce international.
Pour faire face à une crise énergétique naissante due à la guerre au Moyen-Orient, les États-Unis ont pris une mesure décisive. Ils lèvent temporairement les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé sur des pétroliers. Cette dérogation, annoncée par le ministre des Finances Scott Bessent, autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers iraniens chargés sur des pétroliers avant le 20 mars. La mesure restera en vigueur jusqu’au 19 avril.
Mesure limitée
Cette mesure fait suite à un assouplissement similaire des sanctions sur le pétrole russe transporté par voie maritime. Elle vise à renforcer l’approvisionnement énergétique mondial et à alléger la pression résultant du blocage de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran. Cette voie navigable vitale permet le transit d’environ 20 pour cent du pétrole et du gaz mondiaux. Les attaques contre les infrastructures énergétiques régionales ont fait grimper les prix du pétrole brut.
L’Iran conteste ces allégations
Bessent a souligné que cette dérogation constituait une solution limitée et à court terme, conforme à l’objectif du président Donald Trump de « maximiser l’approvisionnement énergétique mondial » et d’assurer la stabilité des marchés. Il a estimé qu’en débloquant temporairement environ 140 millions de barils de pétrole iranien, cette mesure permettrait d’acheminer rapidement des approvisionnements cruciaux vers les marchés mondiaux.
L’Iran a toutefois réfuté les allégations selon lesquelles il disposerait d’un excédent de pétrole brut destiné au commerce international. Saman Ghodousi, porte-parole du ministère iranien du Pétrole, a déclaré le X que l’annonce du ministre américain des Finances visait à susciter de faux espoirs chez les acheteurs potentiels.
Exclusions
L’autorisation accordée par le ministère américain des Finances ne s’applique pas aux livraisons de pétrole destinées à Cuba, à la Corée du Nord ou aux territoires ukrainiens contrôlés par la Russie. Malgré cette évolution, les marchés pétroliers ont clôturé en hausse le 20 mars, mais sont restés en dessous de la barre des 120 dollars le baril qu’ils avaient approchée à plusieurs reprises au cours des semaines qui ont suivi le déclenchement du conflit.
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