Le G7 envisage de libérer ses réserves pétrolières pour faire baisser les prix


Principaux renseignements

  • Le conflit au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix du pétrole brut en raison de perturbations dans l’approvisionnement mondial en pétrole.
  • Les principaux pays producteurs de pétrole sont confrontés à des réductions de production et explorent d’autres voies d’exportation.
  • Le G7 envisage une libération coordonnée des réserves pétrolières d’urgence afin d’atténuer la crise.

L’escalade du conflit au Moyen-Orient perturbe considérablement l’approvisionnement mondial en pétrole, entraînant une forte hausse des prix du pétrole brut. Le Brent a atteint près de 120 dollars le baril lundi, soit une augmentation substantielle par rapport au prix d’avant-guerre qui était d’environ 72 dollars. Le détroit d’Ormuz, voie navigable cruciale pour les exportations de pétrole, est effectivement fermé, ce qui interrompt les expéditions des producteurs du golfe Persique.

Réductions de production

Confrontés à des contraintes de stockage, les principaux pays producteurs de pétrole, tels que les Émirats arabes unis et l’Irak, ont déjà été contraints de réduire leur production. L’Arabie saoudite recherche activement des itinéraires alternatifs pour ses exportations de pétrole, en détournant ses cargaisons vers la mer Rouge.

En réponse à cette crise, les ministres des Finances du Groupe des Sept (G7) doivent se réunir lundi pour discuter d’une éventuelle libération coordonnée des réserves pétrolières d’urgence. Cette mesure, si elle est prise, serait mise en œuvre en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie. Selon certaines sources chez le Financial Times, au moins trois pays du G7, dont les États-Unis, soutiennent cette stratégie.

Précédents historiques

Historiquement, les prélèvements coordonnés sur les réserves stratégiques de pétrole ont été relativement rares, ne se produisant que cinq fois auparavant. Ces cas comprenaient les réponses à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les perturbations de l’approvisionnement en Libye, les conséquences de l’ouragan Katrina et la première guerre du Golfe.

Selon certaines informations, certains responsables américains estiment qu’un prélèvement conjoint de 300 à 400 millions de barils, soit environ 25 à 30 pour cent des 1,2 milliard de barils détenus en réserve, serait une mesure appropriée.

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