Principaux renseignements
- Les citoyens suisses voteront pour décider s’il faut inscrire le droit à l’argent liquide dans leur Constitution.
- Les partisans de cet amendement considèrent l’argent liquide comme une protection essentielle contre l’incertitude économique et la perte potentielle de valeur.
- Le référendum suisse reflète un débat mondial sur l’avenir de la monnaie et l’équilibre entre l’innovation numérique et les formes traditionnelles de valeur.
La relation de la Suisse avec l’argent physique est sur le point d’être mise à l’épreuve. Un référendum aura lieu dimanche pour décider s’il faut inscrire la disponibilité de l’argent liquide dans la Constitution suisse. Ce plan remarquable émane de militants préoccupés par la domination croissante des transactions numériques.
Beaucoup d’argent liquide
Malgré la tendance mondiale à la dématérialisation, la Suisse se distingue. Ses citoyens accumulent de l’argent liquide à un rythme plus élevé que leurs homologues, le résident moyen détenant près de 10 700 dollars en monnaie physique. Même les billets de banque plus anciens restent en circulation, ce qui témoigne de l’affinité des Suisses pour l’argent tangible.
Les partisans de l’amendement constitutionnel affirment que l’argent liquide est une garantie fondamentale de valeur, en particulier en période d’incertitude économique. Ils citent l’imposition récente de taux d’intérêt négatifs par la Banque nationale suisse, qui a incité de nombreuses personnes à retirer leurs économies des banques.
Une alternative numérique
Le gouvernement suisse a toutefois proposé une contre-proposition qui modifierait également la Constitution, mais avec une différence essentielle : elle permettrait le remplacement éventuel de l’argent physique par une monnaie numérique.
Une nation divisée
Les sondages suggèrent que les deux propositions bénéficient d’un soutien majoritaire, ce qui reflète la relation complexe et évolutive du peuple suisse avec l’argent liquide. Si beaucoup apprécient la commodité des paiements numériques, une partie importante de la population continue d’accorder de l’importance à la sécurité et à la tangibilité de l’argent physique.
Ce vote rappelle que même dans une société technologiquement avancée, les formes traditionnelles de valeur suscitent un attachement profond. Son issue aura des implications non seulement pour la Suisse, mais aussi pour d’autres pays qui s’interrogent sur l’avenir de la monnaie à l’ère numérique.
La Banque nationale suisse, tout en s’engageant à maintenir la circulation de l’argent physique, reconnaît le caractère inévitable du changement. Elle explore activement le potentiel d’une monnaie numérique de banque centrale, mais souligne que la décision finale appartient au peuple.
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