Principaux renseignements
- L’usine automobile britannique de Sunderland risque de fermer si elle est exclue des règles de production « Made in Europe ».
- Les propositions de l’UE pourraient nuire au commerce automobile entre les deux pays en désavantageant les constructeurs britanniques.
- Le gouvernement britannique négocie actuellement avec l’UE au sujet de l’initiative « Made in Europe ».
Nissan prévient que son usine de Sunderland pourrait devoir fermer si le Royaume-Uni est exclu des nouvelles règles de production « Made in Europe ». Cette usine est actuellement la plus grande usine automobile du Royaume-Uni. Avec 6 000 employés, elle peut produire jusqu’à 600 000 voitures par an. Ces règles européennes visent à protéger l’UE de la concurrence chinoise. Elles limiteraient les subventions publiques pour le développement de véhicules électriques aux voitures produites dans des usines européennes.
Le commerce transmanche
Les représentants commerciaux de l’industrie automobile britannique sont également « très préoccupés » par ces propositions. Selon eux, ces mesures pourraient nuire considérablement au commerce transmanche. Qui représente 70 milliards de livres sterling (80,6 milliards d’euros) par an.
« Le secteur automobile britannique est très préoccupé par les propositions relatives au label « Made in Europe ». Telles qu’elles sont actuellement formulées, elles entraîneraient une discrimination à l’égard des véhicules et des pièces détachées britanniques », explique Mike Hawes, directeur de la Society of Motor Manufacturers and Traders. Il craint également que ces propositions ne soient contraires à l’accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni.
Gouvernement britannique
Hawes appelle le gouvernement britannique à coopérer activement avec ses homologues européens afin de résoudre rapidement la situation. Le ministre britannique de l’Économie, Peter Kyle, s’est rendu à Bruxelles la semaine dernière. Il a plaidé en faveur de l’intégration du Royaume-Uni en tant que partenaire à part entière dans l’initiative « Made in Europe ».
L’UE a d’abord proposé une approche « Made in Europe » stricte. La version finale de l’Industrial Accelerator Act a depuis été révisée afin d’inclure les pays tiers ayant conclu des accords commerciaux avec l’UE. Selon les experts, ce changement permet d’harmoniser les politiques industrielles et commerciales de l’UE.
UE
Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l’accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni implique que le Royaume-Uni est considéré comme un État membre de l’UE. « Par conséquent, les produits originaires du Royaume-Uni seraient considérés comme équivalents aux produits originaires de l’Union pour l’application des régimes et des enchères. À moins que le Royaume-Uni n’exclue les produits originaires de l’UE du champ d’application des régimes et des enchères », explique le porte-parole. (ev)(fc)
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