Le prochain sommet de l’OTAN se concentrera sur la guerre moderne avec les drones et l’IA


Principaux renseignements

  • Les pays membres de l’OTAN se réuniront en juillet en Turquie pour un nouveau sommet.
  • L’accent sera mis sur les technologies de pointe utilisées dans la guerre moderne plutôt que sur les armes traditionnelles.
  • La guerre en Ukraine souligne l’importance des technologies de pointe telles que les drones et les systèmes logistiques sophistiqués dans la guerre moderne.

Le prochain sommet de l’OTAN, qui se tiendra en juillet, donnera la priorité au passage de l’alliance des armes traditionnelles aux technologies de pointe indispensables à la guerre moderne. Au lieu de mettre uniquement l’accent sur le matériel de défense conventionnel, l’OTAN vise à orienter les États membres vers des investissements plus stratégiques dans des domaines tels que les drones et l’intelligence artificielle.

Ce changement d’orientation sera souligné par un forum réunissant des entreprises du secteur de la défense en marge du sommet d’Ankara. L’urgence de la modernisation est accentuée par les récents développements géopolitiques, tels que la campagne de bombardements conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et la destruction subséquente d’un missile balistique iranien par l’OTAN.

La pression s’intensifie sur les alliés européens

Si le sommet mettra en avant l’importance des progrès technologiques, la pression sur les alliés européens pour qu’ils atteignent des objectifs ambitieux en matière de dépenses de défense reste forte. Sous l’administration Trump, les États-Unis ont fait pression sur l’Europe pour qu’elle assume une plus grande part de la défense collective, avec un objectif de 5 pour cent du PIB alloué aux dépenses de défense.

Cependant, certains États membres, comme l’Espagne et la République tchèque, ont exprimé des réserves à l’égard de ces exigences. L’Espagne affirme qu’elle peut répondre à ses besoins en matière de défense avec moins de dépenses, ce qui a conduit à des tensions avec les États-Unis, qui ont menacé de suspendre leurs échanges commerciaux en réponse au refus de l’Espagne d’accorder l’accès à ses bases militaires pour la campagne de bombardements contre l’Iran.

De même, le Premier ministre tchèque prévoit de réduire les ambitions en matière de dépenses, une décision critiquée par le président du pays, un ancien général de l’OTAN. Le ministre tchèque des Affaires étrangères a cherché à négocier à Washington pour obtenir plus de flexibilité.

Technologies modernes

Les responsables américains soulignent que si les dépenses de défense sont cruciales, la mesure ultime du succès réside dans l’efficacité et l’état de préparation des forces militaires déployées. Ils mettent en avant l’importance de facteurs tels qu’une logistique robuste, des structures de commandement intégrées et des munitions facilement disponibles.

La guerre en Ukraine a mis en évidence l’importance des technologies modernes dans la guerre, les drones, les satellites et les systèmes logistiques sophistiqués jouant un rôle central.

L’OTAN reconnaît la nécessité d’acquérir rapidement ces technologies de pointe. L’amiral Pierre Vandier, haut responsable militaire de l’OTAN, souligne chez Bloomberg l’urgence de réduire les longs délais de production des armes, en visant des résultats dans un délai de quelques années au lieu des deux décennies précédentes.

Réarmement

Il insiste sur la nécessité d’une combinaison flexible et adaptable de matériel traditionnel et de nouvelles technologies de défense pour combler le fossé, au moins temporairement. L’OTAN explore activement des méthodes pour optimiser l’efficacité des dépenses et potentiellement accélérer la réalisation de ses objectifs.

Le nouveau conflit impliquant l’Iran devrait renforcer encore les efforts de réarmement de l’Europe, beaucoup s’inquiétant des répercussions potentielles.

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