Principaux renseignements
- L’apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran devrait entraîner une baisse des prix du pétrole brut pour la première fois en quatre semaines.
- Les analystes de marché anticipent que la prochaine réunion de l’OPEP+ se traduira par une augmentation de la production, contribuant ainsi à la stabilité des prix.
- Une issue positive aux négociations en cours avec l’Iran pourrait faire baisser les prix du pétrole jusqu’à 10 dollars le baril.
Les prix du pétrole brut devraient baisser pour la première fois en quatre semaines en raison de l’apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Les deux pays ont exprimé leur volonté de poursuivre les négociations diplomatiques plutôt que de recourir à un conflit militaire.
Prix du pétrole
Aujourd’hui, à 11h05, le Brent se négociait à 72,04 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) coûtait 66,42 dollars le baril.
Ces prix suivent une tendance à la hausse depuis trois semaines, le Brent ayant augmenté de plus de 3 dollars le baril et le WTI ayant connu une hausse similaire. Les analystes de marché attribuent la stabilité actuelle à l’anticipation de l’évolution de deux événements clés : les négociations en cours avec l’Iran et la prochaine réunion de l’OPEP+. La réunion de l’OPEP+ devrait déboucher sur une augmentation de la production, selon Reuters.
Négociations
Les récentes discussions entre les États-Unis et l’Iran se sont conclues sans accord définitif, mais avec des « progrès significatifs » et des plans pour de nouvelles discussions prochainement, potentiellement dès la semaine prochaine. Cependant, selon certaines informations, l’Iran aurait l’intention de poursuivre son programme d’enrichissement d’uranium sur son territoire, contredisant ainsi les suggestions de le délocaliser à l’étranger.
Avant l’annonce des résultats des négociations, les stratèges en matières premières d’ING ont suggéré qu’une issue positive pourrait entraîner une baisse progressive des prix du pétrole pouvant atteindre 10 dollars le baril. Cette baisse potentielle reflète la « prime de risque » actuellement prise en compte dans les prix du marché en raison des tensions entourant le programme nucléaire iranien. En cas d’échec des négociations, la pression à la hausse sur les prix du pétrole pourrait persister, mais la réaction complète du marché pourrait être retardée jusqu’à ce que l’ampleur des mesures potentielles des États-Unis à l’encontre de l’Iran soit plus claire.
La situation reste précaire, le président américain Donald Trump ayant fixé à la fin de la semaine prochaine la date limite à laquelle l’Iran doit accepter un accord sur le nucléaire, sous peine d’une intervention militaire si cette date n’est pas respectée.
(jw)(fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

