La campagne de Le Pen incertaine dans l’attente du verdict du tribunal


Principaux renseignements

  • Marine Le Pen ne se présentera pas à la présidence si elle est condamnée et contrainte de porter un bracelet électronique en raison des restrictions imposées à sa campagne.
  • L’incertitude juridique autour de la candidature de Marine Le Pen a retardé le lancement de la campagne présidentielle du Rassemblement national, malgré son avance dans les sondages.
  • Jordan Bardella, étoile montante du parti, est prêt à prendre la relève si Marine Le Pen se voyait interdire de se présenter.

Marine Le Pen, figure de proue du mouvement d’extrême droite français, a clairement indiqué dans une récente interview à BFMTV qu’elle ne se présenterait pas à la présidence si elle était condamnée et devait porter un bracelet électronique. Cette déclaration fait suite à la demande des procureurs français qui ont demandé au tribunal de maintenir son interdiction d’exercer des fonctions électives pendant cinq ans et de lui infliger une peine de prison de quatre ans, dont trois avec sursis.

Faire campagne sous restrictions

Le Pen a reconnu que les peines plus courtes sont souvent commuées en France, ce qui peut se traduire par une assignation à résidence et un contrôle électronique. Elle a fait valoir que de telles restrictions rendraient impossible toute campagne électorale, car elles l’empêcheraient de rencontrer les électeurs lors de rassemblements en soirée. Malgré l’incertitude juridique, Le Pen est restée optimiste, déclarant qu’elle était « sage » et consciente que la décision finale appartenait au tribunal.

La condamnation de Le Pen l’année dernière pour détournement de fonds du Parlement européen avec son parti, le Rassemblement national, a jeté une ombre sur son avenir politique. Le verdict de son procès en appel est attendu le 7 juillet. Alors qu’elle était auparavant connue pour son attitude combative, Le Pen a récemment adopté un ton plus mesuré, semblant accepter la possibilité d’une défaite dans cette affaire judiciaire.

L’incertitude pèse sur le lancement de la campagne

Les turbulences juridiques entourant la candidature de Le Pen ont entravé la capacité du Rassemblement national à lancer sa campagne présidentielle, malgré son avance actuelle dans les sondages pour le premier tour. Elle s’est déjà engagée à céder la direction du parti à Jordan Bardella, la star montante de 29 ans du parti et autre candidat sérieux dans les sondages, si le tribunal l’empêchait de se présenter.

Le Pen a confirmé qu’elle-même et Bardella commenceraient à préparer la campagne après les élections municipales françaises du mois prochain. Elle a souligné qu’elle resterait impliquée même si elle ne se présentait pas, affirmant son intention de soutenir Jordan Bardella sans éclipser son leadership.

Changement de rhétorique

À la suite de sa condamnation initiale, Le Pen et ses alliés ont lancé une attaque cinglante contre les juges impliqués dans l’affaire. Alors que Bardella est allé jusqu’à affirmer que la démocratie française avait été « exécutée », Le Pen a modéré sa rhétorique lors du procès en appel. Elle a toutefois continué d’exprimer son manque de confiance dans le système judiciaire, tout en exprimant l’espoir que cette confiance puisse être restaurée.

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