Principaux renseignements
- Singapour rejette catégoriquement les accusations de travail forcé et de surcapacité industrielle issues des enquêtes américaines au titre de la section 301.
- L’État justifie sa position par son cadre juridique rigoureux, son excédent commercial historique avec les États-Unis et ses mécanismes de marché.
- Le pays fonde sa croissance économique sur une transition vers des secteurs manufacturiers à haute valeur ajoutée et sur l’innovation.
Singapour a officiellement répondu aux enquêtes menées par le Représentant américain au commerce (USTR) au titre de l’article 301 concernant le travail forcé et la surcapacité industrielle. Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MTI) a présenté des arguments détaillés réfutant les allégations portées contre les pratiques commerciales de Singapour.
Préoccupations liées au travail forcé
En ce qui concerne le travail forcé, Singapour a mis en avant son solide cadre juridique qui criminalise ces pratiques. Le pays a cité les lois pertinentes et l’implication de divers organismes chargés de l’application de la loi dans la lutte contre le travail forcé. Singapour a souligné son absence des listes américaines répertoriant les marchandises produites par le travail forcé, démontrant ainsi un bilan irréprochable. En outre, il a mis en avant sa coopération avec les autorités américaines sur des cas spécifiques, notamment une enquête menée en 2024 sur une cargaison d’huile de palme soupçonnée d’impliquer du travail forcé.
Réponse aux allégations de surcapacité
Pour répondre à la question de la surcapacité industrielle, Singapour a mis en avant son économie dépendante du commerce et son excédent commercial constant avec les États-Unis depuis plus de deux décennies. Le gouvernement a soutenu que les flux commerciaux sont déterminés par les forces du marché plutôt que par une surproduction délibérée. Singapour a cité les taux d’occupation stables des locaux industriels, la croissance régulière des prix industriels et une offre foncière limitée gérée pour répondre à la demande industrielle comme preuves contre les allégations de surcapacité.
Transition vers une production à haute valeur ajoutée
En outre, Singapour a mis en avant la réorientation de son secteur manufacturier vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée tels que les semi-conducteurs, l’électronique et les produits pharmaceutiques. Cette transition reflète l’évolution des compétences, des structures de production et de la demande mondiale. Le ministère a comparé favorablement le taux d’utilisation des capacités de production de Singapour à celui des États-Unis, soulignant encore davantage l’argument contre la surcapacité.
En conclusion, le MTI a réitéré l’engagement de Singapour en faveur d’une approche axée sur le marché et a exprimé sa volonté de poursuivre le dialogue avec les États-Unis sur ces deux questions. (fc)
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