Principaux renseignements
- Les exportations de pétrole brut de la Russie ont dépassé les niveaux d’avant l’invasion, défiant les sanctions occidentales.
- Malgré l’augmentation du volume des exportations, les lacunes des sanctions permettent à la Russie de conserver des revenus importants provenant des ventes de pétrole.
- L’évolution des pressions géopolitiques et des politiques commerciales redessine le paysage des exportations pétrolières russes, la Chine émergeant comme un acheteur principal.
Selon un rapport du Centre for Research on Clean Air, un groupe de réflexion basé en Finlande, les exportations de pétrole brut de la Russie ont dépassé les niveaux d’avant l’invasion. Malgré les sanctions occidentales imposées à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Russie exporte 6 pour cent de pétrole de plus qu’il y a quatre ans, dit AFP. Si ces sanctions ont entraîné une baisse des recettes russes provenant des exportations de combustibles fossiles, l’analyste Isaac Levi, l’un des auteurs du rapport, a souligné qu’il subsistait d’importantes lacunes.
Lacunes dans les sanctions
Levi propose d’interdire les importations provenant de toute raffinerie ou terminal de stockage ayant reçu du pétrole russe au cours des six derniers mois. Cette mesure se heurte toutefois à des difficultés en raison de son impact potentiel sur les prix mondiaux du pétrole et sur les économies des pays importateurs tels que l’Europe, l’Inde et la Chine, qui sont les principaux acheteurs de pétrole russe.
Bien que les exportations globales de pétrole russe aient augmenté, le Centre for Research on Clean Air a également noté une baisse de 6 pour cent de ces flux au cours de l’année dernière, les recettes d’exportation ayant diminué de 18 pour cent, soit une baisse plus importante. Les exportations annuelles totales ont atteint 215 millions de tonnes, générant des recettes de 85,5 milliards d’euros, soit environ 100 milliards de dollars.
Évolution de la demande
Il est significatif de noter que 93 pour cent des exportations pétrolières russes ont été destinées à la Chine, à l’Inde et à la Turquie au cours de cette période. Cependant, l’Inde a récemment commencé à réduire ses importations de brut russe sous la pression des États-Unis, qui ont imposé un droit de douane de 25 pour cent sur ces importations en raison de la poursuite des achats de pétrole russe par l’Inde. Cette réduction de la demande indienne a entraîné une augmentation des achats de la Chine, attirée par les remises importantes offertes à la suite du retrait de l’Inde.
(jw)(fc)
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