Principaux renseignements
- Le gouvernement du Canada lance des projets d’infrastructure visant à diversifier l’économie en s’éloignant des oléoducs.
- Les investissements ciblent des sources d’énergie plus propres comme le gaz naturel liquéfié et les minéraux essentiels, tout en mettant l’accent sur la réduction de l’impact sur l’environnement.
- Les communautés autochtones s’inquiètent d’un éventuel manque de consultation dans le cadre de la mise en œuvre rapide de ces projets.
Le gouvernement libéral du Canada a dévoilé une série de projets d’infrastructure nationaux. L’objectif est de stimuler la croissance économique et de contrer les effets des tensions commerciales croissantes avec les États-Unis.
Diversification des efforts
Cette première vague de projets vise à diversifier l’économie et à la rendre moins dépendante des oléoducs. Ces derniers se heurtent souvent à une forte opposition politique et à des objections environnementales. Au lieu de cela, le plan met l’accent sur les investissements dans des sources d’énergie plus propres et des minéraux essentiels.
L’expansion des installations de GNL Canada à Kitimat, sur la côte pacifique, est l’un des points forts de ce plan, qui doublera sa capacité d’exportation annuelle. Cette décision marque un changement de position du gouvernement libéral sur l’exportation de gaz naturel liquéfié, après de récentes discussions avec des décideurs politiques européens à la recherche de sources d’énergie alternatives.
Considérations environnementales
Le plan prévoit également la construction d’un petit réacteur modulaire à la centrale nucléaire de Darlington, en Ontario, l’agrandissement du port de Québec et le développement de deux nouvelles mines. Ces projets sont salués pour leur impact réduit sur l’environnement.
Les nouveaux projets d’oléoducs sont notablement absents de la liste. Cette omission suscitera probablement des critiques de la part des opposants politiques conservateurs qui préconisent davantage d’investissements dans les infrastructures énergétiques traditionnelles.
Préoccupations des populations autochtones
Les chefs autochtones reconnaissent l’importance du développement économique, mais s’inquiètent de la rapidité des projets et du risque d’une consultation insuffisante de leurs communautés. Pour y remédier, le gouvernement a associé les détracteurs à travers un conseil consultatif autochtone.
Une deuxième série de propositions de projets est attendue en novembre. Les groupes environnementaux restent toutefois sceptiques. Ils affirment que l’accent mis sur les combustibles fossiles et les projets industriels à grande échelle sape les efforts visant à passer à une économie durable. Ils préconisent une approche plus globale qui donne la priorité aux énergies renouvelables, à la conservation et à l’engagement communautaire. (fc)
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