Les 19 bourgmestres des communes bruxelloises restent opposés au projet de fusion des six zones de police. Ils qualifient cette fusion d' »économie cachée ». Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) déclare qu’il examinera leurs commentaires.
Principaux renseignements
- Les bourgmestres des communes bruxelloises se sont unanimement prononcés contre les projets de fusion des six zones de police. Ils y voient un moyen déguisé de réaliser des économies supplémentaires.
- Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), a déclaré qu’il examinerait ces commentaires.
L’idée de fusionner les zones de police bruxelloises existe depuis un certain temps et les projets en ce sens ont été inclus dans l’accord de coalition. Toutefois, en raison de la forte résistance de certains à Bruxelles même, le ministre Quintin n’a pas voulu se précipiter.
À la mi-avril, Quintin a présenté son plan concret. Il souhaite que l’unification commence en 2026, afin que tout soit pleinement opérationnel le 1er janvier 2027. Ce faisant, le ministre a immédiatement fait savoir qu’il y avait de la place pour des ajustements.
Les maires
Si cela ne tenait qu’aux bourgmestres bruxellois, cette mise au point serait immédiate. Lors d’une conférence de presse commune – via La Libre –, ils ont vivement critiqué ces projets. « Nous estimons que cette fusion n’améliorera pas la sécurité et qu’elle ne fera qu’augmenter les coûts pour les pouvoirs publics. Le ministre se trompe complètement (…) Si quelqu’un connaît la situation sur le terrain, c’est bien nous », ont-ils déclaré.
Selon les bourgmestres, la fusion est une économie déguisée. Ils exigent une révision de la norme KUL. En principe, cette clé de répartition assure une répartition équitable des ressources entre les polices locales. Cependant, selon la norme KUL, la population de Bruxelles est fixée à 900 000 habitants, alors qu’elle a déjà augmenté d’un tiers. Selon le ministre Quintin, une telle révision aura lieu et des fonds supplémentaires seront alloués. Cependant, cette intention n’est pas reprise dans le projet de loi.
Les bourgmestres soulignent également l’incertitude quant au maintien des services locaux, un sujet qui fait débat depuis longtemps.
Violence liée à la drogue
Quintin cite la violence liée à la drogue à Bruxelles comme preuve de la nécessité de la fusion. « Chaque jour qui passe montre que le système actuel, avec ses six zones de police, a ses limites et doit être profondément réformé. Bruxelles est la seule grande ville à être organisée de cette manière. Ne rien faire n’est pas une option acceptable pour les Bruxellois », déclare-t-il.s.

