« Le chef d’une entreprise est-il digne de confiance ? » Une question légitime pour les investisseurs, et c’est l’IA qui peut apporter la réponse

Pour une nouvelle entreprise, il est capital de convaincre des investisseurs de confier leurs billes. Mais pour ces derniers, le degré de sérieux de la start-up tient du pari. Sauf si on leur propose les outils adéquats pour juger de leur interlocuteur.

La question : êtes-vous absolument sûr que votre interlocuteur est sain d’esprit et rationnel dans ses décisions ? Ou tout simplement digne de confiance ? C’est une interrogation à laquelle nous pouvons tous êtres confrontés, mais pour les investisseurs, il s’agit d’un enjeu qui fait la différence entre la fortune et la faillite, en particulier dans le secteur des nouvelles technologiques.

Digne de confiance ?

La solution : un outil qui permet de comprendre les véritables émotions et intentions des cadres d’une entreprise, afin de savoir s’ils croient réellement à leurs propres arguments, et à quel point ils sont nerveux; une sorte de super détecteur de mensonges en quelque sorte, mais alimenté par l’IA.

  • une nouvelle tendance qui, évidemment, nous provient de nouvelles entreprises technologiques qui tentent de se faire une place sur un marché ultra-compétitif. Comme Speech Craft Analytics, qui propose d’analyser un discours pour déterliber à quel point la personne qui le prononce y croit.
  • Le logiciel, nourri à l’IA, détecter des choses comme les changements de débit de parole, de tonalité ou de volume, détaille Futurism.com. Ainsi que les hésitations, ou encore les micro-tremblements de la voix, imperceptibles à l’oreille mais qui trahissent le stress ou le manque de confiance en soi.

L’IA apporte les réponses

« L’idée est que l’audio capture plus que ce qui est dans le texte. Même si vous avez une machine sémantique sophistiquée, elle ne capture que la sémantique. »

Robeco, une société de gestion d’actifs qui a opté pour l’analyse vocale par IA, cité par le Financial Times

Car évidemment, commercialement ça marche. Dans ces temps économiques incertains, les investisseurs ont peu de parier sur le mauvais cheval, et la profusion des nouveaux projets technologiques ajoute à la confusion. Dans un système capitaliste, ce n’était qu’une question de temps avant que des start-ups proposent des outils pour juger de la fiabilité d’un PDG qui vous sollicite. Et l’idée que les enregistrements audio pourraient fournir des indices sur les véritables émotions des dirigeants d’entreprise ne pouvait trouver que des oreilles attentives. Mais est-ce que c’est fiable ?

Une solution très éphémère

  • Le principe a encore pas mal de défauts. D’abord, les PDG peuvent changer. Certains diront que c’est déjà mauvais signe, mais passer d’une diction à l’autre sur le même sujet n’aide pas les machines à fournir une analyse fiable.
  • Ensuite, l’astuce est déjà connue. Et l’esprit humain a encore une longueur d’avance sur la machine, au rayon adaptabilité. La direction des entreprises sait que les discours seront analysés, et s’entraine d’autant plus à moduler sa voix et à jouer sur les mots pour ne pas révéler ses sentiments. Tout comme on peut tromper un détecteur de mensonges, avec un peu d’entrainement pour avoir ‘air convaincant.
  • Nous sommes toutefois encore dans la période où ce genre d’application de l’IA est assez neuve pour prendre au dépourvu ses cibles. Bien vite, ça ne sera plus le cas. On verra si les dirigeants de ces entreprises qui proposent ces analyses vocales auront l’honnêteté de l’admettre à leurs investisseurs.
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