Ces 5 publicités qui ont été interdites pour ‘greenwashing’

Jugée comme ‘abusive’ par un tribunal espagnol, la politique de Ryanair d’ajouter un supplément payant pour les bagages à main ne peut plus être appliquée en Espagne.

Si les préoccupations environnementales semblent à la mode chez les entreprises, certaines n’hésitent pas à enjoliver la réalité pour se faire passer pour plus écologiques. Cette pratique, c’est le greenwashing, une tendance particulièrement trompeuse.

Ryanair

La compagnie aérienne irlandaise est la plus récente à avoir été épinglée pour sa publicité mensongère. La semaine dernière à peine, l’autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni (ASA) a estimé que le transporteur a induit en erreur les consommateurs dans une campagne de septembre 2019. Ryanair s’y présentait comme la société ayant les plus faibles émissions de CO2 en Europe parmi les grandes compagnies aériennes… Alors qu’il s’agit d’une des dix entreprises européennes les plus polluantes. Il s’avère que les statistiques utilisées n’incluaient pas de nombreuses compagnies aériennes concurrentes et étaient basées sur des données de 2011.

BMW

Le géant de l’automobile a vu une de ses publicités sur Facebook pour sa voiture électrique i3 se faire bannir en 2017, comme l’indique The Guardian. BMW affirmait que son véhicule n’émettait aucune pollution directe, alors qu’il était équipé d’un petit moteur à essence pour maintenir sa charge. L’ASA a de nouveau jugé cette publicité trompeuse, qui a donc dû être retirée.

Shell

En 2008, Shell fait la publicité d’un projet canadien d’exploitation des sables bitumineux, qui prévoit l’extraction par bandes sur 140 000 km2 en Alberta et la construction de la plus grande raffinerie de pétrole au monde. Drôle d’idée qu’a le géant pétrolier de définir ce projet comme ‘durable’. ‘Comme nous n’avions pas vu de données montrant comment Shell gérait efficacement les émissions de carbone de ses projets de sables bitumineux afin de limiter le changement climatique, nous avons conclu que l’annonce était trompeuse’, a déclaré l’ASA.

Ancol Pet Products

Vous ne la connaissez sans doute pas mais cette entreprise a décidé de commercialiser des sacs biodégradables pour déchets canins en 2018. Une idée qui ne manque pas de chien, on peut le concevoir. Ancol Pet Products assurait qu’ils réduisaient leur impact sur l’environnement… Sauf toutefois lorsqu’ils sont jetés dans des décharges traditionnelles, comme c’est le cas via les poubelles publiques. L’ASA a encore frappé en interdisant la publicité.

Fischer Future Heat

Fischer est une société qui vend, entre autres, des thermoplongeurs électriques. Si vous ignorez ce dont il s’agit, sachez que l’entreprise affirmait dans une publicité de l’an dernier que son produit était supérieur aux concurrents, notamment pour son caractère ‘zéro émission’. Si cette chaudière ne libère effectivement pas directement de CO2, il est erroné d’affirmer qu’elle ne pollue pas, puisqu’alimentée en électricité… Source d’émissions de carbone. Plus écologique, oui, zéro émission, il ne faut pas pousser, juge l’ASA.

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