Voici les 5 villes fantômes les mieux conservées des États-Unis

Atlas Obscura, un site dédié aux voyages étranges, a répertorié les villes fantômes les plus remarquables des États-Unis. Business AM a choisi les 5 plus intéressantes et les a commentées.

Les États-Unis regorgent de villes minières et frontières (entre Etats) dont l’apogée n’existe que dans la mémoire collective (et même celle-ci est parfois défaillante). Un exemple bien connu est l’ancien centre d’extraction d’or de Deadwood, connu pour la série éponyme (et excellente) de HBO.

‘Ces colonies autrefois florissantes vivent aujourd’hui dans un vide triste et magnifique’, explique Atlas Obscura. ‘Les villes fantômes peuvent être – eh bien – obsédantes, tristes, excitantes. Parfois, ce sont des capsules temporelles parfaitement préservées.’

1. Silver City Ghost Town (Bodfish, Californie)

Au sud du lac Isabella, à Bodfish, en Californie, se dressent d’anciens bâtiments miniers rassemblés autour d’une grande cour. Ces structures délabrées datent des années 1850. Ils datent tous de l’époque de la ruée vers l’or. Les villes ont été rapidement abandonnées lorsque les réserves d’or se sont taries. Les différentes constructions ont été rassemblées par la famille de Dave et Arvilla Mills et amenées sur ce site.

La ville fantôme a été ouverte au public pendant plusieurs périodes. La dernière fois, c’était en 1992. On peut notamment y visiter une prison, où des activités paranormales sont censées avoir lieu. Des notices historiques racontant l’histoire des différents bâtiments se trouvent un peu partout dans la ville.

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2. Ardmore Ghost Town (Ardmore, South Dakota)

Ardmore, fondée en 1889, est une ville frontière classique du XIXe siècle. Elle fonctionnait principalement comme un point d’arrêt pour les passagers des trains de la New Burlington Railroad. La ville était en proie à la sécheresse; l’eau du ruisseau local était trop acide pour la consommation humaine. Les trains à vapeur laissaient de l’eau potable aux habitants tandis que les machines étaient ravitaillées en eau du ruisseau. Le président Calvin Coolidge a même visité la ville pour un pique-nique.

Au moment de la visite présidentielle, la ville a fait les gros titres via une expérience d’agriculture en zone aride, une technique qui consiste à cultiver dans des zones dépourvues d’irrigation. L’expérience a cependant échoué.

Les trains fonctionnant de moins en moins à la vapeur, ils n’avaient plus besoin de s’arrêter à Ardmore, ce qui a poussé les habitants à se déplacer vers des zones disposant d’une importante réserve d’eau. La ville a été lentement abandonnée au fil des ans. Aujourd’hui, il ne reste que quelques bâtiments et un paysage pittoresque.

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3. Dearfield Ghost Town (Orchard, Colorado)

Dearfield a été exploité par une communauté agricole afro-américaine dans les plaines du Colorado, fondée par l’entrepreneur Oliver Toussaint Jackson. Jackson est né fils d’anciens esclaves et a passé ses premières années dans l’Ohio avant de s’installer à Denver en 1887. Il a travaillé comme traiteur et a fini par gagner assez d’argent pour acheter une petite ferme à l’extérieur de Boulder.

La ville de Jackson, nommé Dearfield, comptait environ 700 habitants en 1920, avec deux églises, une école, une forge, une salle de danse et un restaurant. Pour soutenir la communauté, l’entrepreneur a planifié la construction d’une conserverie et d’une usine de savon.

L’installation de Dearfield a été conçue un peu plus de 50 ans après la guerre civile et a coïncidé avec la fondation de la section de Denver de l’organisation raciste Ku Klux Klan. Néanmoins, pendant un certain temps, Dearfield et les communautés agricoles qui l’entourent ont constitué un rare exemple d’intégration raciale, les gens comptant les uns sur les autres pour survivre aux rudes saisons des plaines.

Ce qui est arrivé à Dearfield est arrivé à tant d’autres communautés agricoles des Grandes Plaines à la suite de la Grande Dépression: la situation s’est dégradée. En 1940, la population n’était plus que de 12 personnes et la dernière résidente, la nièce de Jackson, est morte en 1973. Aujourd’hui, il ne reste que quelques bâtiments délabrés.

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4. Erie Street, Historic Lowell (Bisbee, Arizona)

Erie Street est ce qui reste de Lowell, Arizona, une ville minière qui a été annexée à la ville de Bisbee au début du XXe siècle. ‘Visiter Erie Street, c’est comme se promener dans un paysage post-apocalyptique des années 1950’, souligne Atlas Obscura.

Une grande partie de la zone résidentielle de la ville a été démolie pour élargir une mine de cuivre. Cependant, le départ de la plupart des résidents a entraîné la fermeture de nombreuses entreprises. Aujourd’hui, Erie Street abrite toujours, entre autres, un atelier de réparation Harley Davidson avec une pompe à essence désaffectée, et Sprouse Reitz Co., un grand magasin presque vide à l’exception de quelques appareils et d’un tas de pièces de mannequins.

Bien qu’elle semble intacte depuis son déclin, une recherche plus approfondie révèle que Erie Street est en cours de restauration par une communauté dynamique et passionnée de résidents et de bénévoles qui veulent se souvenir d’une Amérique différente. D’ailleurs, tout n’est pas purement décoratif sur Erie Street. ‘Visitez le Bisbee Breakfast Club pour un excellent Huevos Rancheros (un plat mexicain pour le petit-déjeuner, ndlr)’, signale le site de voyage.

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5. Burke Ghost Town (Wallace, Idaho)

Cette ville minière a été érigée après la découverte de riches gisements d’argent et de plomb en 1884. Lors de son essor, elle s’est bien développée… dans un canyon ridiculement étroit, ce qui a donné lieu à une architecture merveilleusement créative.

Le canyon de Burke est long et fin, avec seulement 91 pieds de large à son point le plus étroit. En apparence, il semble impossible de faire tenir une ville entière dans cet espace. Pourtant, ça a été fait. La voie ferrée et la route pour les véhicules partagent la rue principale, de sorte que les voitures et les calèches devaient se ranger lorsque le train passait. Et ce qui est encore plus étrange, c’est que la ligne de chemin de fer traversait le hall de l’hôtel de la ville.

Comme beaucoup de villes minières du Vieil Ouest, Burke a commencé à décliner au début du XXe siècle et les mines ont été fermées. En 1990, il n’y avait plus que 15 résidents dans la ville. La dernière mine a fermé en 1991, et en l’espace de quelques années, il n’y avait plus personne à Burke.

Certains des anciens bâtiments ont été détruits par des inondations ou des incendies, notamment le Tiger Hotel, qui a fermé ses portes en 1954. Mais… il y a toujours un cimetière anonyme, dont la plupart des pierres tombales ont été détruites. Vous pourrez également voir des vestiges de l’architecture unique de la ville, comme les trous en forme de grottes creusés dans le flanc des collines où les anciens habitants de ce village improbable ont construit leurs maisons. Vous pouvez également repérer des équipements miniers abandonnés.

Conseil d’Atlas Obscura: n’entrez pas dans les grottes ou les habitations. Il est également déconseillé de visiter le village après le coucher du soleil (on parle, là aussi, d’activité paranormale dans la région…).

Voici à quoi ressemblait autrefois Burke. (YouTube)

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