Une Japonaise de quatre-vingts ans a perdu de plus de 7 millions d’euros dans la plus importante affaire de fraude individuelle jamais enregistrée au Japon


Principaux renseignements

  • Des escrocs se faisant passer pour des fonctionnaires ont dérobé 1,2 milliard de yens (7,3 millions d’euros) à une femme de quatre-vingts ans au Japon.
  • Plusieurs auteurs ont fait pression sur la victime via les réseaux sociaux par la manipulation et les menaces pour exiger le transfert de ses fonds.
  • La police soupçonne un lien entre cette affaire et une autre escroquerie similaire ayant entraîné une perte de 300 millions de yens (1,8 million d’euros).

Une octogénaire de la préfecture d’Ehime a été victime d’une escroquerie sophistiquée, perdant environ 1,2 milliard de yens (7,3 millions d’euros), la plus grosse somme jamais enregistrée dans une affaire de fraude au Japon. Les auteurs se sont fait passer pour des agents des forces de l’ordre, trompant la femme pour qu’elle transfère des fonds dans le cadre d’une enquête fictive sur ses biens.

Fraude via les réseaux sociaux

Le stratagème complexe a débuté fin octobre lorsqu’une personne se faisant passer pour un employé de pharmacie a téléphoné à la femme, affirmant que sa carte d’assurance maladie faisait l’objet d’une utilisation frauduleuse. Ensuite, un individu prétendant être policier de la préfecture d’Ishikawa a contacté la victime pour lui ordonner de communiquer quotidiennement par le biais des réseaux sociaux.

Afin de complexifier davantage l’escroquerie, un troisième complice se présentant comme procureur a également joint la femme via les réseaux sociaux. Ces auteurs ont notamment utilisé des tactiques de manipulation pour la contraindre à transférer la totalité de ses fonds, tout en lui interdisant de divulguer la moindre information. Entre décembre et février, la victime a ainsi effectué huit virements distincts, pour un total de 1,2 milliard de yens (7,3 millions d’euros), vers un compte appartenant aux escrocs.

Affaire similaire concernant une femme de soixante-dix ans

La victime éprouvait une profonde détresse et des doutes avant de solliciter finalement l’aide de la police de la préfecture d’Ehime le 13 février. Les autorités enquêtent désormais sur cet incident en tant qu’escroquerie spéciale. Par ailleurs, la police de la préfecture d’Osaka a révélé lundi qu’une femme d’environ soixante-dix ans a perdu 300 millions de yens (1,8 million d’euros) suite à une fraude. Selon les médias, ce dossier présente un mode opératoire comparable.

Les malfaiteurs ont d’abord prétendu que sa carte d’assurance maladie faisait l’objet d’un usage abusif et qu’elle devait faire vérifier ses avoirs. Ensuite, la femme a ouvert plusieurs comptes en ligne et des portefeuilles sur des plateformes de cryptomonnaies. Sous la direction d’un individu se faisant passer pour un procureur, la victime a ainsi transféré des cryptomonnaies vers un compte désigné lors de 34 transactions entre novembre et décembre. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus