Un tribunal annule un visa de travail américain d’une valeur de 100 000 dollars


Principaux renseignements

  • Un tribunal fédéral de Boston a invalidé les frais de 100 000 dollars (86 000 euros) pour les visas H-1B imposés par l’administration Trump.
  • Le juge Leo Sorokin a estimé que le pouvoir exécutif avait créé une taxe non autorisée.
  • Cette victoire garantit un flux de main-d’œuvre essentiel pour les secteurs de la santé et de l’enseignement supérieur.

Un tribunal fédéral de Boston a invalidé une mesure de l’administration Trump qui imposait des frais de 100 000 dollars pour les nouvelles demandes de visa H-1B. Le juge Leo Sorokin a estimé que le pouvoir exécutif avait outrepassé ses limites légales et enfreint la loi sur la procédure administrative, soulignant que l’administration avait en substance créé une taxe sans l’autorisation nécessaire du Congrès. Cette décision annule un précédent jugement qui avait validé cette hausse des frais.

Augmentation des frais de personnel 

L’administration avait initialement mis en place ces frais élevés afin de décourager l’embauche de ressortissants étrangers et de donner la priorité aux travailleurs américains. Cependant, le programme H-1B est spécifiquement conçu pour des postes spécialisés où la main-d’œuvre nationale est rare.

Alors que les grandes entreprises technologiques — qui embauchent fréquemment des professionnels indiens — en sont les principales utilisatrices, plusieurs États ont fait valoir que cette augmentation des coûts entravait leur capacité à recruter du personnel essentiel, tel que des enseignants et des professionnels de santé.

Battles juridiques

Avant cette augmentation controversée, les frais de visa s’élevaient généralement à quelques milliers de dollars. L’annonce de ces frais de 100 000 dollars (86 000 euros) a suscité une vive inquiétude parmi les candidats et les employeurs du monde entier, déclenchant de multiples batailles juridiques.

Alors que la Chambre de commerce américaine poursuit toujours son recours à Washington, D.C., et que d’autres poursuites ont été engagées à San Francisco, la décision de Boston constitue une victoire significative pour ceux qui s’opposent à cette mesure.

Éloges du secteur de la santé et du monde universitaire

Les partisans de la décision, dont la procureure générale du Massachusetts, Andrea Joy Campbell, ont souligné que celle-ci préservait le rôle du programme de visas dans la résolution des pénuries de main-d’œuvre critiques dans les secteurs de la santé et de l’enseignement supérieur.

De même, l’Association médicale américaine a salué cette nouvelle, affirmant que la réduction des obstacles pour les médecins internationaux était essentielle pour soigner les patients dans les régions rurales et mal desservies.

En appel

À l’inverse, le département de la Sécurité intérieure a condamné cette décision, la qualifiant d’abus de pouvoir judiciaire, et a affirmé que cette politique s’inscrivait dans un effort plus large visant à donner la priorité aux citoyens américains et à préserver l’identité nationale. Un représentant de la Maison Blanche s’est dit confiant que la décision serait infirmée en appel.

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