- Les voitures de société restent un sujet sensible, et aujourd’hui encore, il est au premier rang des préoccupations du gouvernement Vivaldi. Car le gouvernement fédéral n’est, une fois de plus, pas parvenu à un accord vendredi dernier sur la révision des « Avantages de toute Nature » (ATN) relatifs aux voitures de fonction.
- Ces avantages pourraient fortement augmenter les taxes pour les véhicules à combustibles fossiles, en raison de l’engouement massif pour les voitures électriques : les énergies fossiles sont devenues proportionnellement plus polluantes.
- Cependant, Vincent Van Peteghem, le ministre des Finances, semble saborder cette initiative écologique chère à Groen et Ecolo. Il prône des réglementations moins contraignantes, qui se traduiraient par une baisse des taxes (par rapport à ce qui a été envisagé) et donc un manque à gagner pour les finances publiques.
- Du côté des libéraux, ce dossier a été lié au « plan de lutte contre la fraude fiscale » de Van Peteghem : ils exigent la suppression de la clause anti-abus. Tout est interconnecté et on assiste donc à un énième marchandage au sein de la Vivaldi.
- Mais l’enjeu principal reste le coût potentiellement élevé pour les utilisateurs de voitures de fonction, qui pourrait se chiffrer en centaines d’euros par an. La question est donc de savoir si Van Peteghem sera finalement confronté à une réelle opposition, surtout en année électorale.
- Des décisions devraient être prises cette semaine. Selon L’Echo, un accord serait même tout proche.