Uber accusé de polluer massivement les villes d’Europe

Les rues de Paris, en plein pic de pollution, en février 2019. (Isopix)

La plateforme de réservation de voitures Uber contribue à augmenter la pollution au CO2 et au diesel dans des villes européennes comme Paris ou Londres, alerte jeudi une coalition d’ONG.

Le groupe américain est la première entreprise du secteur des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) à Londres, ‘avec 3,5 millions d’usagers en 2018’, et en France ‘avec 2,7 millions d’usagers en 2017’, selon un communiqué de ces ONG européennes dont Respire en France ou Transport & Environment au Royaume-Uni.

L’entreprise ‘et les services similaires intensifient le trafic et accroissent le nombre de kilomètres parcourus dans les zones urbaines’, selon ces ONG. A Paris et à Londres, ‘les kilomètres effectués par ces voitures supplémentaires produisent environ 515.000 tonnes d’émissions de CO2 par an’, soit l’équivalent de ‘250.000 voitures supplémentaires appartenant à des particuliers’, font-elles valoir. C’est pourquoi elles demandent à l’entreprise d’aider ses chauffeurs à se doter de véhicules moins polluants.

Les véhicules électriques trop chers pour les chauffeurs d’Uber

Uber ‘travaille activement avec des villes à travers l’Europe pour améliorer l’accès à des modes de transport propres, sûrs et accessibles’, a répondu un porte-parole d’Uber joint par l’AFP.

L’entreprise fait valoir qu’elle promeut des trajets partagés en voiture ou des modes de transport propres comme des vélos électriques en location. Mais elle indique que l’acquisition de véhicules électriques reste pour l’instant trop élevée pour ses chauffeurs.

Source: Belga