Trump lance un ultimatum à l’Iran au sujet du détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Le président Trump a lancé un ultimatum de 48 heures, menaçant de lancer des frappes aériennes contre l’Iran si ce dernier ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz.
  • Malgré des actions et des messages contradictoires de part et d’autre, un dialogue diplomatique potentiel s’est ouvert entre les États-Unis et l’Iran.
  • Si les réactions des marchés laissent entrevoir un optimisme quant à une désescalade, l’incertitude persiste quant aux intentions réelles et aux résultats futurs de ces négociations.

Les récentes actions du président Donald Trump ont oscillé entre efforts diplomatiques et manœuvres de diversion, sur fond de tensions persistantes avec l’Iran. Bien qu’il ait initialement déclaré que la guerre des États-Unis contre l’Iran « touchait à sa fin », il a ensuite lancé un ultimatum de 48 heures à l’Iran, lui enjoignant de rouvrir le détroit d’Ormuz sous peine de frappes aériennes américaines. La BBC décrit les derniers jours de Trump.

Changements de stratégie

La réponse de Trump à l’escalade de la situation a été marquée par l’incohérence. Il a alterné entre des parties de golf dans son complexe de Mar-a-Lago et l’affirmation que l’Iran menait des pourparlers « constructifs » avec les États-Unis. Pendant ce temps, les frappes aériennes américaines et israéliennes sur des cibles iraniennes se sont poursuivies, parallèlement aux attaques iraniennes à la roquette et au drone contre les forces américaines et leurs alliés au Moyen-Orient.

L’ultimatum lancé samedi par Trump menaçait de paralyser les infrastructures énergétiques de l’Iran si celui-ci ne garantissait pas l’accès au détroit d’Ormuz pour la navigation internationale. Cet avertissement sévère a été accueilli par une contre-menace de l’Iran visant les infrastructures énergétiques et hydrauliques de la région. Le risque d’une nouvelle escalade, aux conséquences désastreuses pour les civils, pesait lourdement. Cependant, lundi matin, Trump avait annulé les frappes aériennes, au moins temporairement, invoquant des progrès dans la communication avec un dirigeant iranien dont il n’a pas révélé le nom.

Des progrès dans un climat d’incertitude

Malgré l’absence de confirmation de la part de l’Iran, Trump s’est montré optimiste, laissant entendre que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à des « points d’accord majeurs » et étaient tous deux désireux de conclure un accord. Il a mis l’accent sur le dialogue en cours lors de sa visite à Memphis, dans le Tennessee, déclarant que l’Iran avait « une dernière chance » de mettre fin à ses menaces.

La visite de Trump à Graceland, la demeure historique d’Elvis Presley à Memphis, semblait incongrue au regard de la situation internationale tendue. Alors qu’il visitait la résidence légendaire et saluait la baisse du taux de criminalité à Memphis attribuée au déploiement de la Garde nationale, des informations ont fait état d’un appel téléphonique entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que de pourparlers directs potentiels avec des responsables iraniens plus tard dans la semaine.

Le scepticisme persiste

Alors que des efforts diplomatiques semblaient être en cours, le scepticisme persistait en raison du manque de détails concrets. Les médias d’État iraniens ont affirmé que Trump était revenu sur ses menaces sous la pression de l’Iran, tandis que les responsables iraniens ont nié toute discussion de fond. Malgré l’affirmation de Trump concernant « 15 points d’accord », il s’est abstenu de fournir des détails.

Néanmoins, la simple possibilité de pourparlers a stimulé le marché boursier américain et fait baisser les cours mondiaux du pétrole. Les investisseurs ont vu une lueur d’espoir d’apaisement dans une situation qui menaçait les grandes économies mondiales.

L’incertitude persiste

De retour à Washington, un nouveau compte à rebours de cinq jours a commencé avant d’éventuelles attaques américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes. Il reste incertain de savoir si cette pause représente une véritable avancée ou simplement une manœuvre tactique de Trump pour gagner du temps. Alors qu’il visitait Graceland, exprimant son admiration pour Elvis Presley et citant « Hurt » comme sa chanson préférée, la situation actuelle aurait peut-être été mieux symbolisée par « It’s Now or Never ». (fc)

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