Principaux renseignements
- L’administration Trump a imposé de nouveaux gels d’avoirs à l’encontre des principaux dirigeants et organisations cubains.
- Les sanctions intensifient la pression économique visant à forcer l’ouverture des marchés ou un changement de régime.
- Cuba condamne les mesures, les qualifiant de tentatives agressives visant à déstabiliser la nation.
L’administration Trump a intensifié sa campagne contre le gouvernement cubain en imposant de nouvelles sanctions au président Miguel Díaz-Canel, à son épouse et à plusieurs autres personnalités clés. Ces mesures, qui gèlent tous les avoirs détenus sur le territoire américain, s’étendent également aux entités non américaines ayant des relations avec les personnes visées.
Parmi les personnes sanctionnées figurent Alejandro Castro Espín, le fils de l’ancien président Raúl Castro, et son propre fils, Raúl Alejandro Castro Calis. En outre, les États-Unis ont pris pour cible plusieurs organisations, notamment les Comités pour la défense de la révolution et le ministère de la Défense.
Hostilité croissante
L’escalade s’inscrit dans un contexte d’hostilité croissante, marqué notamment par un blocus sur le carburant et des menaces d’intervention militaire qui ont contribué à des pénuries alimentaires généralisées et à des coupures d’électricité sur l’ensemble de l’île.
Le président Trump a laissé entendre que Cuba s’était déjà pratiquement effondrée et a indiqué qu’il comptait s’attaquer à la situation une fois les opérations militaires en Iran terminées. Bien qu’il ait exprimé le souhait que Cuba devienne une nation bien gérée dotée de stations balnéaires développées, il a précédemment laissé entendre qu’il procéderait à une « prise de contrôle amicale » si le régime refusait d’ouvrir ses marchés aux investisseurs américains.
Réponse du gouvernement cubain
Du point de vue cubain, ces actions sont considérées comme une tentative agressive de déstabiliser le pays. Le président Díaz-Canel a condamné cette initiative, la qualifiant de moyen d’aggraver le conflit et de nuire à la population cubaine. De même, le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez a fait valoir que les États-Unis tentent de présenter à tort Cuba comme une menace pour la sécurité afin de justifier des politiques interventionnistes.
Lis Cuesta Peraza, l’épouse du président et également visée par les sanctions, a qualifié cette mesure d’absurdité politique sur les réseaux sociaux.
Justification américaine
Le secrétaire d’État Marco Rubio a défendu ces sanctions, affirmant que les personnes visées fournissaient un financement essentiel aux activités révolutionnaires du régime. Tout en notant que l’administration privilégiait un accord négocié, Rubio a exprimé son scepticisme quant à la possibilité d’une percée diplomatique avec les dirigeants actuels.
À l’inverse, des experts tels que Richard Feinberg suggèrent que, comme il est peu probable que ces dirigeants détiennent des actifs importants aux États-Unis, les sanctions pourraient constituer un prélude stratégique à une intervention plus directe ou une tactique visant à contraindre le gouvernement à faire des concessions.
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