Avec du contenu de marque d’Oryx
De plus en plus d’entreprises néerlandaises regardent vers la Belgique pour se développer. Elles ouvrent des filiales, recrutent des commerciaux, des account managers ou des responsables de site locaux et proposent un contrat à des professionnels belges. Pour beaucoup de Belges francophones, ce pas est attractif: vous restez dans votre pays, mais vous intégrez un environnement plus dynamique, avec des opportunités internationales et souvent plus d’espace pour prendre des initiatives.
Pourtant, on se heurte rapidement à des différences. Oryx, le cabinet de recrutement d’Eindhoven spécialisé dans la recherche de talents commerciaux belges pour des entreprises néerlandaises, le constate tous les jours. Le plus grand piège est de penser que, parce que nous parlons la même langue, nous nous comprenons automatiquement. Rien n’est moins vrai. La manière de communiquer, de décider et de collaborer est plus éloignée qu’on ne l’imagine au départ.
Hiérarchie et prise d’initiative
Dans une entreprise néerlandaise, la hiérarchie est remarquablement plate. On tutoie souvent son supérieur assez vite, on peut donner son avis en réunion et on est encouragé à prendre des initiatives sans demander d’autorisation préalable. Pour les Belges wallons, où les formes sont plus formelles et la distance hiérarchique plus grande, cela peut sembler libérateur au début. Plus de longues chaînes d’approbation, mais du rythme.
En même temps, cela peut déstabiliser. Celui qui a l’habitude que le chef donne des directives claires et assume la responsabilité finale, ressent parfois un manque de structure. Oryx observe que les collègues belges attendent souvent plus d’encadrement au début. Les managers néerlandais interprètent cela rapidement comme une attitude trop passive. L’inverse se produit aussi : un Belge qui communique trop prudemment est perçu par les Néerlandais comme trop conservateur.
Communication : direct versus nuancé
La communication constitue l’autre grande différence. Les Néerlandais sont directs. Ils disent ce qu’ils pensent, parfois sans beaucoup de détours. Ce qui chez nous passe pour poli et respectueux peut leur sembler lent ou flou. Inversement, les Belges trouvent régulièrement le style néerlandais brusque.
« Nous parlons apparemment la même langue, mais la façon de faire des affaires diffère énormément », souligne Oryx sur la base de son expérience de plusieurs années avec des équipes transfrontalières. Les Belges francophones attachent particulièrement de l’importance à la nuance, à la construction de la confiance et à la relation personnelle. Cette confiance ne se gagne pas en une seule réunion. Elle demande du temps et des contacts répétés, de préférence aussi en présentiel.
Réunions et rythme quotidien
Les réunions illustrent bien cela. Les Néerlandais se réunissent souvent et longtemps, souvent dans le but d’atteindre un consensus. Tout le monde peut donner son avis, même en dehors de son propre domaine de responsabilité. En Belgique, une réunion sert plus souvent à ce que la direction indique la voie à suivre. Celui qui travaille pour une entreprise néerlandaise doit s’habituer à ce « poldering » : une discussion ouverte, parfois jusqu’à ce que tout le monde soit d’accord.
Les pauses déjeuner sont courtes ; beaucoup de Néerlandais continuent simplement à travailler. Chez nous, la pause de midi est souvent un moment pour se détendre un peu ou pour nouer des contacts. Ce sont des petites choses, mais elles déterminent le rythme quotidien.
Conditions de travail et contrats
Sur le papier, les conditions de travail semblent assez similaires au premier abord, mais des différences existent aussi là. Comme les entreprises néerlandaises recrutent les Belges localement, le droit du travail belge et la sécurité sociale belge s’appliquent généralement. C’est ce que les candidats belges attendent presque toujours.
Vous bénéficiez alors des avantages typiquement belges : un treizième mois, des chèques-repas, une indemnité de représentation ou une voiture de société avec carte carburant. L’absence pour maladie est gérée différemment : l’employeur paie 100 % pendant trente jours, ensuite la mutuelle prend le relais.
Les entreprises néerlandaises apportent leur propre accent : un travail axé sur les résultats, l’efficacité et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Faire des heures supplémentaires n’est pas une évidence. Celui qui atteint ses objectifs et montre de l’initiative obtient plus rapidement davantage de responsabilités.
Oryx met souvent en garde les employeurs néerlandais contre les pièges lors des recrutements en Belgique. N’oubliez pas qu’un treizième mois ou certaines primes sont ici standards. Négociez donc clairement ce qui figure exactement dans le contrat. Pour le salarié belge, cela signifie : soyez clair sur vos attentes en matière de salaire, d’avantages extra-légaux et de délais de préavis. La directivité néerlandaise s’applique aussi à la table des négociations.
Ce que les Belges apprécient dans les entreprises néerlandaises
La plupart des Belges qui font le pas trouvent finalement ces différences enrichissantes. Ils apprécient l’ouverture, la rapidité et la possibilité de réfléchir avec les autres sans être constamment surveillés. « C’est rafraîchissant de ne pas devoir constamment attendre », entend-on souvent.
La collaboration se passe le plus facilement lorsque les deux parties investissent dans la compréhension mutuelle. Cela commence par un bon onboarding : des contacts réguliers, des discussions ouvertes sur les attentes et des rencontres en présentiel de temps en temps. Les relations personnelles sont essentielles. Un appel virtuel ne suffit pas pour construire une vraie confiance.
Le meilleur des deux mondes
Au final, il s’agit de combiner deux forces. Une entreprise néerlandaise apporte de la dynamique, des opportunités de croissance et une structure plate. La Belgique ajoute une approche relationnelle, de la nuance et de la stabilité. Celui qui reste curieux du « normal » de l’autre, pose des questions quand quelque chose n’est pas clair et ose donner du feedback, en tire le meilleur parti.
Les entreprises néerlandaises continuent de considérer la Belgique comme un marché d’expansion logique. Pour les Belges francophones, cela signifie des opportunités de carrière concrètes près de chez eux. Les différences sont réelles, mais avec la bonne préparation et le bon état d’esprit, elles deviennent rarement un obstacle. Au contraire : elles rendent souvent la collaboration plus intéressante et plus réussie.

