Le trajet domicile-travail est celui sur lequel les Belges passent une bonne partie de leur vie. Mais selon leur province d’origine, le temps que ça leur prend au quotidien peut fortement varier. Il faut dire que selon leur province, ils sont aussi plus ou moins casaniers.
L’enquête : le prestataire international de services de ressources humaines SD Worx a interrogé 1.000 travailleurs belges sur leurs habitudes de déplacement du domicile au boulot puis dans l’autre sens. Or, tous ne montrent pas la même motivation dans leur statut de navetteurs.
Des Brabançons qui cavalent et des Luxembourgeois casaniers
- Les habitants de Flandre-Orientale font, en moyenne, les plus longs trajets sur la journée, en aller-retour (59 minutes), suivis des Brabançons wallons (47 minutes), puis flamands (53 minutes). Toutefois le kilométrage est exactement inversé : respectivement, toujours en moyenne, 38, puis 46, et enfin 53 km.
- Anvers suit en quatrième position. La Région de Bruxelles-Capitale complète le top cinq. Les Bruxellois mettent en moyenne moins de temps, notamment parce qu’ils parcourent moins de kilomètres (28 kilomètres aller-retour en moyenne).
- Les habitants de la province du Luxembourg passent en moyenne 25 minutes par jour à faire la navette entre leur domicile et leur lieu de travail.
« Les habitants du Brabant Wallon sont moins attachés à leur province, ou les plus mobiles : seuls 46 % d’entre eux travaillent dans la même province et 40 % d’entre eux travaillent à Bruxelles. Les habitants du Brabant Flamand sont également plus mobiles que les autres Belges : 62 % travaillent dans leur propre province, 25 % à Bruxelles et 8 % à Anvers. »
Valérie t’Serstevens, Managing Consultant chez SD Worx

Source : SD Workx
Pas un facteur de démission
Curieusement, l’étude de SD Worx n’établit pas de lien entre la longueur des temps de trajet et la volonté de changer d’employeur pour se rapprocher de son domicile. Parmi les travailleurs interrogés qui passent plus d’une heure et demie par jour à faire la navette, huit sur dix (78 %) ne sont pas intéressés par un nouveau job qui leur ferait gagner du temps.
« Ce n’est pas tant la distance objective ou le temps de trajet qui déterminent l’intention de quitter une organisation. La culture et l’état d’esprit au sein de l’entreprise jouent également un rôle. Par exemple, les travailleurs sont moins susceptibles de chercher activement un autre employeur s’ils ont du choix et de l’autonomie, par exemple, en pouvant déterminer leur lieu de travail ou en ayant la possibilité de constituer leur propre package salarial par le biais d’un plan cafétéria par exemple. Et c’est une bonne nouvelle pour les employeurs qui cherchent à attirer des talents qui vivent plus loin ou en dehors de leur propre province. »
Valérie t’Sersteven

Source : SD Worx