En raison de la guerre en Iran, les prix de l’énergie sont en hausse. En mars, de nombreux Belges ont remplacé leur contrat à tarif variable par un contrat à tarif fixe. L’association de consommateurs Testachats met en garde contre le fait de passer à un tarif fixe ce mois-ci.
Principaux renseignements
- En raison de la guerre en Iran, les prix de l’énergie ont fortement augmenté ; de nombreux Belges sont passés en mars d’un contrat à tarif variable à un contrat à tarif fixe, mais Testachats déconseille de le faire actuellement.
- Les prix moyens de l’électricité et du gaz naturel dans le cadre des contrats à tarif fixe en Flandre ont augmenté respectivement de 28 et 55 pour cent, ce qui représente des centaines d’euros supplémentaires par an.
- Le prix du gaz a légèrement baissé après les déclarations du président américain Donald Trump concernant une éventuelle fin rapide du conflit, mais la situation reste incertaine et les prix pourraient à nouveau augmenter si les tensions s’intensifient.
Contexte : Les prix de l’énergie sont en hausse.
- En raison des tensions géopolitiques, le prix de gros du gaz (sur le principal marché à terme néerlandais) oscille actuellement autour de 48 euros par mégawattheure. C’est 17 euros de plus qu’avant le début du conflit au Moyen-Orient.
- L’impact sur notre facture d’énergie est resté limité le mois dernier, car de nombreux fournisseurs n’avaient pas encore mis à jour leurs tarifs. C’est désormais chose faite, ce qui se traduit par une forte hausse des prix.
- Testachats a analysé les nouveaux barèmes tarifaires d’avril pour les contrats à durée déterminée. Ceux-ci représentent 92 pour cent du marché. Que constate-t-on ? Les tarifs ont fortement augmenté.
- Le prix moyen de l’électricité pour un contrat fixe en Flandre s’élève en avril à 17,81 centimes par kilowattheure, contre 13,97 centimes par kWh en mars. Cela représente une hausse de 28 pour cent, soit environ 135 euros supplémentaires par an pour une consommation moyenne de 3 500 kWh. C’est ce que rapporte De Tijd sur la base d’une analyse de l’association de consommateurs.
- Pour le gaz naturel, le prix moyen des contrats fixes passe à 7,83 centimes par kWh, contre 5,05 centimes par kWh en mars. Cela représente une augmentation de 55 pour cent, soit environ 473 euros supplémentaires par an pour une consommation moyenne de 17 000 kWh.
- Testachats n’a pas encore analysé les contrats à prix variable, mais selon l’organisation, les prix y augmenteront également fortement.
« Ce n’est pas le moment de souscrire un contrat d’énergie à durée déterminée »
Zoom : Selon Testachats, il n’est plus judicieux de souscrire un contrat d’énergie à durée déterminée.
- « Ceux qui n’ont pas souscrit de contrat fixe en mars feraient mieux de ne pas le faire en avril, compte tenu du niveau élevé des prix », déclare le porte-parole Ortwin Huysmans dans une réaction au site d’actualités financières. « Notre conseil est donc de conserver le contrat variable et de suivre de près l’évolution des prix au cours des semaines et des mois à venir. »
Légère baisse du prix du gaz
À noter : au cours des dernières 24 heures, le prix du gaz a légèrement baissé. Les marchés réagissent positivement à la déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle il s’attend à ce que la guerre en Iran prenne fin d’ici deux ou trois semaines.
- La situation reste toutefois très incertaine. Si le conflit venait à s’intensifier à nouveau, il y a de fortes chances que les prix du gaz continuent de grimper. En mars, le prix de gros avait brièvement franchi la barre des 60 euros par mégawattheure.
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