‘Supprimez l’impôt foncier’, plaident les secteurs du commerce et de l’immobilier

Les mesures de confinement ont obligé tous les magasins non-essentiels à fermer leurs portes. (Isopix)

Les secteurs du commerce et de l’immobilier appellent le gouvernement à exempter l’impôt foncier mais aussi les taxes locales pour cette année.

La crise du coronavirus a en effet obligé beaucoup de magasins à fermer leurs portes, mais ils devraient tout de même payer des impôts sur leur magasin, s’étonnent ainsi jeudi quatre associations de défense des commerçant et des agents immobiliers. Le BLSC (Conseil belge et luxembourgeois pour le retail et les centres commerciaux), l’Upsi (Union professionnelle du secteur immobilier), Comeos (Fédération du commerce et des services) et le Retail Forum Belgium demandent aux pouvoirs locaux et régionaux de faire un geste.

Depuis mi-mars, tous les magasins non-alimentaires ont dû fermer leurs portes. Les charges fiscales restent toutefois dues: l’impôt foncier, d’une part, et toute une série d’impôts locaux, d’autre part, constatent les quatre organisations. La situation est dès lors ‘très pesante’ pour les propriétaires et locataires d’espaces commerciaux.

Les gouvernements régionaux ont déjà décidé que l’impôt foncier serait reporté et certaines communes envisagent d’en faire de même pour plusieurs taxes locales. Mais ce report ne solutionne pas le problème, selon les représentants des secteurs du commerce et de l’immobilier. Ils plaident plutôt pour une exemption de l’impôt foncier et des taxes locales pour 2020.

‘Le problème est que les magasins physiques belges (fermés) doivent payer des impôts alors qu’ils subissent aujourd’hui, plus que jamais, la concurrence des plateformes internationales en ligne, qui ne doivent pas payer ces impôts’, illustre-t-on chez Comeos.

Les quatre organisations veulent, par leur appel commun, envoyer un signal clair aux autorités concernées pour qu’elles rouvrent les magasins le plus rapidement possible et de manière sûre, comme cela a été démontré dans les commerces alimentaires.