Sénat américain nomme Mullin à la tête du Département de la Sécurité intérieure


Principaux renseignements

  • Le Sénat américain a confirmé Markwayne Mullin au poste de nouveau directeur du Département de la sécurité intérieure (DHS).
  • On s’inquiète de sa capacité à réformer les pratiques problématiques au sein du service de l’immigration et des douanes (ICE).
  • Le shutdown gouvernemental en cours a eu un impact significatif sur les opérations du DHS, notamment en raison du manque de personnel de la TSA.

Le Sénat américain a nommé Markwayne Mullin à la tête du département de la Sécurité intérieure (DHS). Cette décision intervient après que le président américain Donald Trump a proposé la candidature de Mullin pour remplacer Kristi Noem. Celle-ci a été démise de ses fonctions plus tôt ce mois-ci en raison de l’indignation publique suscitée par les opérations de contrôle de l’immigration menées par le gouvernement dans le Minnesota. Ces opérations ont donné lieu à des fusillades meurtrières au cours desquelles deux citoyens américains ont été abattus par des agents fédéraux de l’immigration.

Markwayne Mullin

Markwayne Mullin est un républicain de 48 ans et ancien sénateur de l’Oklahoma. Lors de son audition au Sénat, il a déclaré que l’un de ses objectifs était de réduire la présence du DHS dans les gros titres. « Mon objectif est que, d’ici six mois, nous ne fassions plus la une des journaux tous les jours », a-t-il déclaré.

Mullin a ajouté qu’il souhaitait protéger la nation et rétablir la confiance dans l’agence. Le sénateur démocrate Dick Durbin s’est toutefois montré sceptique face aux promesses de Mullin. Durbin a déclaré que « les problèmes au sein du DHS dépassent le cadre d’une seule personne, mais qu’il reste néanmoins inquiet quant à la capacité du sénateur Mullin à mettre un terme aux abus de l’ICE ».

Fermeture des services publics

Cette nomination intervient alors que le gouvernement est paralysé depuis un mois, ce qui a des répercussions sur le DHS. Ce blocage résulte de divergences d’opinion concernant le financement et les réformes proposées en matière d’application des lois sur l’immigration. Cette impasse a conduit à la non-rémunération des agents de la TSA. Depuis le début du blocage, plus de 300 personnes ont également démissionné, ce qui entraîne des temps d’attente plus longs dans les aéroports.

Malgré le blocage, les opérations de l’ICE se poursuivent. Le président Trump a récemment annoncé son intention de déployer des agents de l’ICE dans les aéroports où des retards de voyage sont constatés. (ev)(fc)

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