Principaux renseignements
- La production de chasseurs Gripen par Saab devrait augmenter considérablement d’ici un an, pour atteindre potentiellement 30 appareils par an.
- La demande internationale stimule l’expansion de Saab, avec la possibilité de nouvelles lignes de production au Canada et des négociations en cours avec l’Ukraine.
- Bien qu’il ait perdu un contrat avec le Pérou, Saab reste déterminé à décrocher de futurs contrats grâce à son avion de chasse Gripen, très compétitif.
Le PDG de Saab, Micael Johansson, prévoit une augmentation significative de la production de chasseurs Gripen au cours de l’année à venir. Il estime que Saab sera en mesure de produire jusqu’à 30 Gripen par an, la production se situant probablement dans la partie haute de cette fourchette. Cette augmentation est motivée par les commandes récentes et les contrats futurs attendus.
Une troisième ligne de production en vue ?
Actuellement, Saab exploite deux chaînes de production de Gripen : l’une en Suède et l’autre au Brésil, où Embraer a commencé les livraisons. L’entreprise a également la possibilité d’établir une troisième chaîne de production au Canada si elle décroche un contrat pour des avions de combat avec le gouvernement canadien. Les négociations avec le Canada sont qualifiées d’« intensives », une décision étant attendue au niveau du Premier ministre. Le Canada envisage d’acheter des Gripen en plus, ou à la place, des F-35 de Lockheed Martin.
L’Ukraine
Des progrès sont également enregistrés dans les négociations avec l’Ukraine, qui a manifesté l’année dernière son intérêt pour l’acquisition de jusqu’à 150 Gripen. Un élément crucial de cet accord potentiel est un prêt de 90 milliards d’euros récemment approuvé par l’Union européenne, dont environ les deux tiers sont destinés à la modernisation de la défense.
Johansson indique que le financement progresse favorablement et souligne que Saab s’est activement engagé dans des discussions concernant les termes du contrat sans attendre la décision finale de l’UE.
Peru
Saab cherchait également à conclure un accord concernant le Gripen au Pérou, mais le gouvernement péruvien a finalement opté pour des F-16 de Lockheed Martin. Cette décision a suscité une controverse au Pérou, entraînant la démission du ministre de la Défense et du ministre des Affaires étrangères en raison de leur opposition à l’accord. Le président par intérim a défendu ce choix, soulignant son importance stratégique.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

