Rotterdam va être équipé de la première ferme flottante au monde

Cette année, le port deRotterdam va être équipé de la première ferme laitière offshoreau monde. Le but est d’aider la ville à produire sa consommation denourriture de manière durable. La laiterie flottante est un projetde l’entreprise immobilière Beladon qui a construit lesinfrastructures offshore dans le port de Meerwede.

La plate-forme vaaccueillir 40 vaches qui seront traitées par des robots. La fermecompte 3 étages et est ancrée dans le sol du port. La production delait pourrait se monter à 800 litres par jour.

Ouragan

« Les surfacesurbaines bâties ne semblent  généralement pas l’endroit leplus habituel pour installer une ferme », explique Simon Fry,journaliste auprès de BBC News. « D’autre part, d’un point vuedurable, il semble logique que consommateur et producteur soientassez près l’un de l’autre afin d’éviter la pollution engendréepar le transport de la nourriture. » Peter van Wingerden,ingénieur chez Beladon, est arrivé à ce  concept, il y a 7ans, quand il a travaillé à New York à la construction de maisonsflottantes sur l’Hudson. Alors qu’il était dans cette ville estsurvenu l’ouragan Sandy. L’ingénieur a vu les rues inondées et aconnu la paralysie des transports.

« En 2 jours, il futpratiquement impossible de trouver encore des produits frais dans lescommerces », témoigne l’ingénieur. « A ce moment-là, je mesuis rendu compte de la nécessité de produire l’alimentation leplus près possible du consommateur. La demande croissante denourriture saine, la rapidité de l’urbanisation et le changementclimatique ne nous permettent plus d’avoir confiance dans de modes deproduction du passé. » Malgré les réticencesdues aux désagréments possible à cause des odeurs et du bruit,l’entreprise portuaire de Rotterdam a mis à disposition de Beladonun terrain pour construire un prototype. « Avec 40 vaches,l’entreprise devrait pouvoir être rentable », disent lesinitiateurs de ce projet.

« La ferme vise aussiune récupération et un recyclage maximum. Les vaches sont nourriesde restes provenant de l’industrie alimentaire de Rotterdam. Lesstocks sont livrés en camions électriques. La ferme va aussiproduire sa propre nourriture pour les animaux. Elle serapartiellement autonome sur  le plan de l’énergie, grâce à despanneaux solaires.

Asie

La ferme va produire dulait et des yogourts et les vendre en ville. Elle transformera aussile fumier pour le commercialiser. Van Wijgerden envisage despossibilités de construire d’autres fermes flottantes dans le pays ,mais aussi en Asie. « Une production de nourriture saine etsuffisante est la clé d’un monde meilleur et plus sûr »,dit-il. Fenton Beed, responsableauprès de la Food and Alimentation Organisation (FAO), estime également que les fermes urbaines sont utiles car elles utilisent moins, d’eau,d’engrais et de pesticides que les structures traditionnelles.

Il prévient cependant quel’espace disponible paraîtra sans doute insuffisant pour produire lanourriture des futures populations urbaines. Beed souligne aussi lesgros investissements nécessaires pour mettre en pratique de telsprojets. « A moins que desmesures soient prises, cette technologie risque d’être réservée àdes groupes très puissants sur le plan financier. » Ailleurs dans le monde,des entreprises investissent dans des projets semblables, comme, parexemple, des fermes verticales.