Revomon, l’héritier de Pokémon VR qui récompense ses joueurs en cryptos

Ce jeu créé par des Liégeois semble tout cocher sur la liste des buzzwords : blockchain, métavers, play-to-earn… Plus qu’un effet de mode, Revolution Monsters se veut pionnier d’une nouvelle dimension dans le secteur du divertissement.   

NFT-les tous ! Des créatures fantastiques à capturer dans un monde exotique. Pas de doute, où qu’on regarde dans la réalité parallèle des Revomon nous rappelle les Pokémon. Une inspiration assumée puisque ce nouveau jeu se présente comme le successeur officiel du fan game Pokémon VR.

Forts du phénomène qu’ils avaient lancé avec leur version maison de la célèbre franchise, Jordan Ietri, Maxime Reynders et Florian Poitoux ont initié en mars 2021 leur propre titre. Un jeu de monstres à collectionner en VR donc, mais basé sur la blockchain. La rencontre entre Axie Infinity et Pokémon Go, osent revendiquer les porteurs de projet.

C’est que les Liégeois ont déjà constitué une petite entreprise qui fédère d’importantes communautés sur les réseaux sociaux (pas loin des 19.000 membres sur leur Discord, presque autant sur Telegram, et 40.000 sur Twitter). Mais surtout, Revomon attire déjà des milliers de joueurs depuis l’ouverture de la phase beta au grand public.

Plus qu’un jeu d’argent

L’atout de Revomon ? Le jeu surfe certes opportunément sur la hype des métavers mais en offrant une expérience qualitative. Au travers d’une immersion renforcée par le casque VR dans un monde ouvert, les joueurs peuvent se rencontrer, sociabiliser et ainsi partir ensemble à la chasse aux petits monstres. En progressant dans l’histoire, au fil des quêtes, intervient alors le fameux mécanisme de récompenses (play-to-earn). Les dompteurs de monstres peuvent récolter des REVO, des tokens multichaînes présents sur la blockchain Ethereum et la Binance Smart Chain.

Le jeu ne se transformera pas immédiatement en principale source de revenus sous nos latitudes. Cela étant dit, cette monétisation du temps passé à jouer complète l’expérience utilisateur. Cela participe au développement de la GameFi, l’application de la finance décentralisée au gaming. Les monnaies inhérentes au jeu peuvent être échangées contre d’autres cryptos ou contre des devises à cours légal.

Il convient de souligner qu’au stade actuel, les REVO provenant de l’écosystème de récompense ne représentent que 11% de l’offre de tokens en circulation et qu’ils sont verrouillés. Contre 13% des tokens émis en prévente et ICO publique, 22,99% dédiés au marketing et 35,2% pour le staking/farming (procédure de dépôt bloqué sur la plateforme pour en soutenir les opérations, soutien en échange duquel on touche des intérêts).

Un REVO vaut pour l’instant 0,3346 euro et la capitalisation de marché de Revomon s’élève à 8,5 millions €.

Réussite collective

Dans le même état d’esprit participatif, selon les porteurs du projet, la tokenisation permet par ailleurs de résoudre un vieux problème de l’industrie du gaming : la propriété des éléments employés dans le jeu. Les objets fabriqués, les équipements pour les dompteurs, les trésors découverts mais également les monstres capturés. Revomon offre la possibilité de convertir ces items en NFT et de les lier aux wallets personnels des joueurs.

Contrairement aux autres NFT plus ou moins artistiques qui pullulent sur le web, ceux de Revomon semblent avoir une véritable utilité dans le jeu, tout en procurant les avantages des collectibles. Les joueurs peuvent s’échanger les NFT ou les vendre sur les places de marchés attitrées.

Plus qu’un incitant financier, notons enfin que le REVO opère aussi une fonction de gouvernance. Car Revomon se décrit comme une organisation autonome décentralisée (DAO). « Nous croyons en un jeu construit et dirigé par sa communauté », assurent les entrepreneurs derrière Revolution Monsters.

Un token procure ainsi 1 voix représentative à utiliser dans les prochaines décisions qui devront être prises pour faire évoluer la plateforme. Comme si le joueur assidu siégeait au conseil d’administration de l’entreprise Revomon.

À ce propos, la feuille de route ressemble à une enfilade de grandes étapes: la propre marketplace Revo en mars prochain, une cotation du token sur les cinq plus grandes cryptobourses, une version mobile en test espérée en avril, des parcelles à vendre dans le métavers de Revomon cet été… Et la start-up de conclure: « une année 2021 incroyable est derrière nous, laissant place à une année 2022 encore plus folle ».

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