Uber et Lyft sauvent leur peau en Californie, pour un mois…

Les sociétés Uber et Lyft auront jusque fin septembre pour préparer un plan de transformation de leur modèle commercial.

Sans cette décision, tous les chauffeurs auraient dû être traités comme des employés dès ce vendredi. Les deux sociétés avaient annoncé que si tel était le cas, elles devaient cesser leur activité. Lyft, le plus grand concurrent d’Uber, avait d’ailleurs déjà annoncé qu’elle renonçait à son activité en Californie, de loin l’État le plus riche des États-Unis.

Uber et Lyft ne voient pas leurs chauffeurs comme des employés, mais comme des freelances. L’État de Californie veut mettre fin à cela, mais les deux sociétés affirment qu’il est impossible d’employer tous les chauffeurs. Les deux coursiers veulent donc trouver un moyen de leur offrir de meilleures conditions de travail. Par exemple, un salaire minimum et une contribution aux coûts de l’assurance maladie sont des possibilités.

En novembre, les résidents de Californie sont autorisés à voter sur un projet de loi qui donne à ces pigistes plus de droits. Cependant, la proposition ne va pas aussi loin que la loi à laquelle les entreprises doivent désormais adhérer.

Flou juridique

Un débat sur les services de livraison fait également rage en Europe. UberEats, Just Eat Takeaway, Delivery Hero et ces services fonctionnent tous selon le même principe. Le chauffeur est en fait un sous-traitant.

Dans de nombreux pays, ces sociétés sont dans un flou juridique. Qui doit les assurer? Doivent-elles leur fournir un vélo ou une voiture ou pas? Des réponses qui n’ont pas reçu de réponses partout. Uber est même actuellement interdit dans plusieurs pays, car il opérait entre les lignes de la loi.