Qui sont les investisseurs qui ont tenté de racheter Ageas?

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Les analystes boursiers tentent de déterminer quelles sont les entreprises qui ont soumis une offre publique d’achat à Ageas. S’agit-il de groupes belges ou d’investisseurs étrangers ?

Vendredi, Bloomberg a révélé que BE Group avait fait, il y a plus d’un mois, une offre publique d’achat à hauteur de 8,2 milliards de dollars (7 milliards d’euros) au groupe Ageas, l’une des plus grandes sociétés belges cotées en bourse et qui chapeaute AG Insurance (le plus gros assureur du pays). 

Selon Bloomberg, deux banquiers belges seraient impliqués mais les analystes n’excluent pas que des entreprises étrangères puissent également être derrière cette offre. En 2018, le groupe d’investissement chinois Fosun avait marqué son intérêt pour l’acquisition d’Ageas, mais aucun accord n’avait été conclu.

La société est considérée comme ‘attrayante’ en raison de sa présence en Asie. Ageas et ses partenaires y comptent environ 24 millions de clients, où elle opère par le biais d’une série de coentreprises. Avec une capitalisation boursière de 7,9 milliards d’euros, Ageas a rejeté l’offre de BE Group, la jugeant ‘irréaliste et très conditionnelle’. Selon les analystes, cela indique que l’offre avait peu de substance financière et qu’il a rapidement été rejeté par le Conseil d’administration d’Ageas.

D’autres investisseurs pourraient se réveiller

C’est tout ? Pas tout à fait. Bloomberg n’exclut pas une nouvelle tentative de BE Group. De plus, le fait que l’offre, non négligeable, ait été relayée dans les médias, place Ageas sous les feux des projecteurs. Cela pourrait éveiller l’intérêt d’investisseurs et inciter d’autres groupes à surenchérir. Les actions d’Ageas ont chuté de 32% cette année, une aubaine pour ces derniers.

Plus que jamais, Bart De Smet, cadre supérieur d’Ageas, a un rôle clé à jouer dans le potentiel rachat. Fin octobre, après avoir passé dix ans à la tête de l’entreprise, il deviendra président du groupe et sera la première personne de contact en cas de rachat. Selon l’analyste d’ING Albert Ploegh, ‘il est tout à fait possible que les changements au sein de Conseil d’administration d’Ageas, qui déboucheront inévitablement sur une période de transition, soient à l’origine de la candidature du groupe BE’.