Quand la situation sur les visites des biens immobiliers devient une saga…

Isopix

Les acteurs du secteur l’ont assuré hier par communiqué: une visite d’un bien immobilier en vue d’une vente ou d’une location était possible, à condition qu’elle ne soit pas effectuée par un professionnel. La ministre de l’Intérieur ne l’entend pas de cette oreille. Le Conseil d’État s’est récemment positionné sur le sujet.

Déjà lors du premier confinement, la situation du secteur immobilier n’était pas claire. Ce 2e (demi) confinement était donc l’occasion de corriger le tir, en tirant les enseignements du premier échec.

Mais les consignes semblent encore moins claires. Pour les acteurs du secteur, la faute au gouvernement fédéral qui a créé ‘beaucoup d’incertitudes ces dernières semaines’, sur la possibilité ou non d’effectuer des visites de biens immobiliers.

Le Conseil d’État a pourtant rejeté dernièrement deux demandes de suspension introduites par le secteur sur l’interdiction des visites. Mais le communiqué des professionnels du secteur immobilier précise toutefois que le gouvernement fédéral aurait autorisé les visites privées, sans intermédiaire, avec les distances de sécurité.

Le cabinet de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), n’est pas au courant de cette communication. Ces visites ne peuvent avoir lieu, car elles vont à l’encontre de la mesure qui interdit à un ménage d’inviter une seule et même personne durant 6 semaines.

Les visites pour les biens immobiliers en vue d’une vente ou d’une location sont bel et bien interdites.