Près d’un Belge sur six est confronté à la pauvreté


Principaux renseignements

  • Environ 16,5 pour cent de la population belge est exposée à un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.
  • La Région de Bruxelles-Capitale connaît les niveaux les plus élevés de pauvreté et d’exclusion sociale, tandis que la Région flamande affiche les pourcentages les plus bas.
  • Malgré les fluctuations des indicateurs individuels, la Belgique a connu une augmentation générale du revenu médian entre 2019 et 2025.

Plus de 1,9 million de Belges sont potentiellement menacés par la pauvreté ou l’exclusion sociale. Selon les dernières données de Statbel, l’office belge de statistique, environ 16,5 pour cent de la population belge était exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2025.

Critères pour l’AROPE

Pour être considéré comme une personne exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE), il faut remplir au moins l’un des critères suivants : être exposé au risque de pauvreté monétaire (AROP), vivre dans un ménage à faible intensité de travail (LWI) ou être confronté à une privation matérielle et sociale grave (SMSD).

Les pourcentages de ces indicateurs varient selon les régions. La Région de Bruxelles-Capitale affiche les niveaux de pauvreté et d’exclusion sociale les plus élevés, tandis que la Région flamande enregistre les pourcentages les plus bas.

Tendances des indicateurs

Au fil des ans, les quatre indicateurs ont affiché des tendances légèrement différentes. L’indicateur AROPE a diminué entre 2019 et 2025, tout comme les indicateurs LWI et SMSD. L’indicateur AROP a également diminué, bien que le seuil de pauvreté ait augmenté. Cela indique une augmentation générale du revenu médian en Belgique.

La pauvreté subjective est mesurée en demandant à la personne de référence du ménage si celui-ci a des difficultés à joindre les deux bouts. Cette approche ne repose pas sur un seuil de revenu prédéfini, mais fournit des informations sur la façon dont les personnes perçoivent leur situation financière.

Pauvreté subjective

En 2025, 15,5 pour cent de la population belge a déclaré être exposée à un risque de pauvreté subjective. Il y avait un chevauchement important entre cet indicateur et les quatre principaux indicateurs de pauvreté. La pauvreté subjective semble être particulièrement liée à la privation matérielle et sociale, bien que le niveau de revenu joue également un rôle important.

La prévalence de la pauvreté subjective varie également selon la région, le statut sur le marché du travail, le type de ménage et le niveau d’éducation.

Recoupement avec la pauvreté objective

La pauvreté subjective recoupe largement les quatre principaux indicateurs AROPE : 50,2 pour cent des personnes exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (AROPE) se sont déclarées subjectivement pauvres. Ce pourcentage était de 48,7 pour cent pour les personnes en situation de pauvreté monétaire (AROP), de 53,6 pour cent pour celles vivant dans des ménages à faible intensité de travail (LWI) et de 85,7 pour cent pour celles souffrant de graves privations matérielles et sociales (SMSD).

La pauvreté subjective semble être fortement liée au retard matériel et social, même si le niveau de revenu reste un facteur déterminant, comme le montre la répartition par quintiles de revenu.

Autres déterminants de la pauvreté subjective

En outre, la pauvreté subjective présente des différences régionales : elle est plus répandue à Bruxelles (29,4 %) qu’en Wallonie (21,9 %) et en Flandre (9,4 %). La situation professionnelle joue également un rôle : 9,1 pour cent des personnes qui travaillent sont en situation de pauvreté subjective, contre 39,3 pour cent des chômeurs et 27,1 pour cent des autres inactifs. (uv)

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