Première ministre danoise Frederiksen en quête d’un troisième mandat dans une course au coude à coude


Principaux renseignements

  • Le Danemark s’apprête à vivre une élection très serrée, où aucun parti ne dispose d’une majorité claire.
  • La campagne se concentre sur des questions nationales telles que l’inflation et la protection sociale.
  • Le sentiment anti-immigration refait surface au Danemark avec le retour attendu du Parti populaire danois.

Les électeurs danois se rendent aujourd’hui aux urnes pour des élections législatives anticipées. La Première ministre Mette Frederiksen, chef du Parti social-démocrate, brigue un nouveau mandat. Ces élections anticipées font suite à la récente crise politique autour du Groenland. En janvier, le président américain Donald Trump a tenté de prendre le contrôle de ce territoire.

Une course serrée

Les sondages actuels indiquent un coude-à-coude entre la coalition de gauche dirigée par Frederiksen et le bloc de droite. La coalition de Frederiksen dispose d’une légère avance de neuf sièges. Cependant, aucun des deux camps ne semble en mesure d’obtenir la majorité au Parlement danois. Qui compte 179 sièges.

Frederiksen est une social-démocrate au pouvoir depuis 2019. Elle est saluée pour son leadership fort après avoir rejeté les demandes répétées de Trump visant à annexer le Groenland. Trump affirmait que le Groenland était essentiel à la sécurité nationale des États-Unis.

Au cours de son deuxième mandat, le soutien dont bénéficiait la Première ministre danoise avait diminué en raison de la hausse du coût de la vie. Avec les retraites et un éventuel impôt sur la fortune, ces questions sont devenues des thèmes centraux de la campagne.

Immigration et politiques sociales

Mette Frederiksen est connue pour son soutien sans faille à l’Ukraine dans le conflit avec la Russie et pour sa politique d’immigration stricte. Récemment, son gouvernement a également proposé des mesures plus sévères à l’encontre des demandeurs d’asile et des criminels sans titre de séjour légal. Auparavant, un projet visant à expulser les étrangers condamnés pour des crimes graves avait déjà été présenté.

Deux hommes politiques de centre-droit espèrent succéder à Frederiksen au poste de Premier ministre du Danemark. Il s’agit de l’actuel ministre de la Défense du parti libéral Venstre, Troels Lund Poulsen, et d’Alex Vanopslagh, 34 ans, membre de l’Alliance libérale qui siège actuellement dans l’opposition. Ce dernier plaide en faveur d’une baisse des impôts, d’une réduction de la bureaucratie et de l’introduction de l’énergie nucléaire.

Le Parti populaire danois (DF), parti de droite anti-immigration, espère également faire son retour après ses mauvais résultats aux élections de 2022.

Préoccupations nationales

Bien que le Groenland ait récemment fait l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement, il n’a pas été un thème central de la campagne.

Ce sont plutôt les questions nationales telles que l’inflation, le système de sécurité sociale et les taux élevés de nitrates dans les eaux agricoles qui ont occupé le devant de la scène. Le gouvernement tripartite sortant de Frederiksen a été le premier depuis des décennies à réussir à combler le fossé politique. Reste à voir si une telle coalition pourra être reformée.

Les quatre sièges à l’étranger occupés par le Groenland et les Îles Féroé pourraient faire pencher la balance si les résultats des élections sont serrés. Le Parti modéré, centriste, dirigé par l’ancien Premier ministre et actuel ministre des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, pourrait également jouer un rôle décisif dans une course au coude à coude. (ev) (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus