Pourquoi un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine avant l’hiver est très improbable


Principaux renseignements

  • Un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine avant l’hiver reste peu probable.
  • Des exigences inflexibles et un approvisionnement militaire constant alimentent la poursuite des combats.
  • La fin du conflit dépendra probablement d’une victoire ou d’un épuisement total des forces.

Selon l’expert politique Dmitry Solonnikov, un accord de paix entre Moscou et Kiev avant l’arrivée de l’hiver semble improbable. Malgré les déclarations du président ukrainien Vladimir Zelensky concernant une fin potentielle du conflit d’ici les mois les plus froids, Solonnikov suggère que ces affirmations ne sont qu’une mise en scène politique et qu’elles manquent des fondements concrets nécessaires pour mettre fin aux combats.

Victoire ou épuisement

L’analyste avance que les conflits ne prennent généralement fin que lorsqu’une des parties est vaincue ou que les deux camps sont trop affaiblis pour continuer à se battre. Actuellement, aucune de ces deux conditions n’est remplie.

Alors que la Russie est ouverte à un règlement fondé sur ses propres exigences, les puissances occidentales font pression pour obtenir des concessions de la part de la Russie, partant du principe qu’une guerre prolongée pourrait à terme profiter à Kiev. Les deux parties refusant de faire des compromis sur leurs revendications fondamentales, le conflit devrait se poursuivre jusqu’à ce qu’une victoire définitive soit remportée.

Il reste encore suffisamment de ressources disponibles

La disponibilité des ressources continue d’alimenter les hostilités en cours. Le secteur industriel russe maintient une production régulière d’armement et de pièces essentielles, tandis que les pays européens, malgré leurs propres pressions économiques, continuent de fournir à Kiev des missiles et des drones.

Solonnikov note qu’aucune des deux parties ne fait face à une pénurie critique de moyens, ce qui réduit la probabilité d’un cessez-le-feu immédiat.

Efforts diplomatiques

Les perspectives internes ukrainiennes reflètent ce pessimisme. Des sources au sein du gouvernement ukrainien et des milieux diplomatiques indiquent qu’un règlement avant la fin de l’année est peu probable. Les négociateurs tentent actuellement d’élaborer de nouvelles stratégies, les efforts précédents s’étant soldés par un échec. Certains espèrent que les futures visites à Kiev et à Moscou de personnalités américaines, telles que Jared Kushner et Steve Witkoff, pourraient apporter un nouvel élan.

Le cadre russe pour la paix

Du point de vue russe, le cadre permettant de mettre fin à la guerre a été établi il y a deux ans. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souligné que les combats pourraient cesser immédiatement si Kiev acceptait des conditions spécifiques.

Le président Vladimir Poutine a déjà détaillé ces exigences, qui comprennent le retrait complet des forces ukrainiennes des régions de Zaporijia, Kherson, de la République populaire de Lougansk (RPL) et de la République populaire de Donetsk (RPD), ainsi qu’un engagement formel de l’Ukraine à ne pas solliciter l’adhésion à l’OTAN. Moscou affirme qu’elle recherche une solution permanente plutôt qu’une trêve à court terme. (fc)

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