Pour une neutralité carbone en 2050, il faut renoncer à tout nouveau projet pétrolier ou gazier

Plateforme pétrolière danoise (Isopix)

Le monde doit renoncer « maintenant » à tout nouveau projet pétrolier ou gazier, au-delà de ceux déjà approuvés, s’il veut atteindre d’ici 2050 la neutralité carbone et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Parmi les mesures à prendre, il faut également cesser de vendre des voitures thermiques neuves dès 2035, a calculé l’AIE, qui publie mardi, à six mois de la COP26 de l’ONU, une feuille de route vers cet objectif.
Le chemin est « étroit » mais encore « praticable » et il promet « d’énormes bénéfices » tant en terme d’emplois que de croissance économique, assure l’AIE.

Il implique de changer quasi totalement le paysage énergétique, avec un déclin majeur de la demande en énergies fossiles et une montée en puissance des renouvelables.

« Au-delà des projets déjà engagés en 2021, notre trajectoire ne prévoit aucun nouveau site pétrolier ou gazier approuvé à fins de développement, » note ainsi l’AIE. « La baisse rapide de la demande de pétrole et de gaz naturel signifie qu’il n’y a pas d’exploration requise, et qu’aucun champ gazier et pétrolier nouveau n’est nécessaire au-delà de ceux déjà approuvés ».

Les ventes de voitures nouvelles à moteur à combustion devront cesser dès 2035. L’efficacité énergétique devra croître de 4% par an dès la prochaine décennie, soit trois fois plus que le rythme actuellement constaté.

« La portée et la rapidité des efforts requis par cet objectif critique et formidable — notre meilleure chance d’affronter le changement climatique et de limiter le réchauffement global à 1,5°C — en fait peut-être le plus grand défi que l’humanité ait jamais eu à relever, » a souligné le directeur de l’AIE, Fatih Birol.

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